Il embaume chaque printemps un coin de notre jardin
et nous enchante par sa blancheur immaculée .
LE SERINGA
le Seringa (ou seringat) est un arbuste rustique qui atteint la hauteur maximum de 5 mètres.
Nous en avons du simple et du double au jardin que nous taillons raisonnablement chaque année après la floraison pour éviter qu'il ne devienne trop imposant.
Il s'acclimate bien dans toutes les régions de France.
Il apprécie le soleil mais supporte la mi-ombre.
On le surnomme "Jasmin des poètes" qui lui vient de son odeur agréable, susceptible d'enchanter les poètes.
Le nom "seringa" rappelle qu'on fabriquait d'antan des seringues à l'aide des tiges de cet arbuste après les avoir évidées de leur moelle.
Dans le langage des fleurs, le seringa est le symbole de la mémoire, sans doute en raison de son parfum très persistant dont on se souvient longtemps.
Les fleurs blanches étincellent comme un coffre à bijoux
Comme une brouette de linge qu’on rapporte du lavoir ...
(Alain Hannecart)
Passez d'agréables moments dans votre semaine les amis.
Par cette journée à la météo mi-figue, mi-raisin ...
je vous accueille de nouveau au jardin côté "aromatiques"
pour entamer une petite balade parfumée ..
Aujourd'hui .................. LE CELERI PERPETUEL
Vivace, cette plante appelée "livèche" ou "ache" est tout simplement notre ..."céleri perpétuel" ...
Pour la petite histoire, l'ache était utilisée depuis la nuit des temps.
C'était un céleri sauvage poussant dans les zones marécageuses.
Depuis l'Antiquité, il est utilisé comme condiment au goût très prononcé pour assaisonner potages et ragoûts.
On en faisait déjà des tisanes aux vertus curatives diurétiques.
Son feuillage vert sombre et ciselé servait à ceindre le front des poètes et des vainqueurs aux jeux du cirque.
Plus tard, la feuille d'ache, stylisée, apparaît sur les chapiteaux gothiques.
Une espèce cultivée , manipulée, deviendra le céleri branche au XVIème siècle.
Le céleri perpétuel, lui, n'est pas très exigeant et offre une culture facile durant des années : Il peut rester en place 20 ans !
Il est très rustique (-15°C) .
la livèche rentre dans la composition des cubes Magi.
Il se ressème tout seul ou division de la touffe , se plait partout ...
Ces feuilles sont très découpées et dégagent naturellement, une forte odeur et sa saveur prononcée n'est pas appréciée par tous.
Et pourtant, ce céleri rehausse les salades (le découper cru très finement) et surtout c'est un précieux condiment pour les soupes de légumes et le pot au feu
(le bouquet garni ne serait pas complet sans le céleri branche) !
Petit conseil :
Employez le céleri perpétuel avec parcimonie car son goût puissant est plus fort qu’un céleri-branche.
Personnellement, je ne saurais réaliser ma soupe à la tomate sans l'agrémenter de quelques feuilles de ce céleri ....
Les tiges se récoltent très tard dans l'année mais à partir de septembre vous pouvez les faire sécher et les conserver, bien sèche, dans un bocal.
Il vous est également possible de les congeler fraîches séparées sur un plateau et mettre en boîtes après surgélation (pour éviter de l'écraser avec d'autres éléments congelés).
Le céleri perpétuel est connue comme un puissant diurétique, il possède aussi des propriétés apéritives, digestives, toniques et antiseptiques.
Jadis, la livèche était prescrite pour soigner les morsures d’animaux venimeux.
Les graines aromatiques de fin de saison sont très parfumées .
Moulues, elles remplacent le sel... mais le vrai sel de céleri ...
c'est un sel fin mélangé avec un tiers de racine de céleri-rave séchées et pulvérisées.
Il aromatise le potage au vermicelle, le jus de tomate ....
Il relève délicatement la saveur de plats de légumes et de sauces.
Vous pouvez en agrémenter le chou-fleur béchamel, les haricots sautés, les macédoines ...
Vous pouvez avec le sel de céleri rehausser également un canard aux navets, un lapin à la moutarde ou un sauté de veau .
Si vous ne possédez pas de jardin, n'hésitez pas à cultiver les aromatiques en petits pots ou en jardinières.
"Imaginez avec quelle fierté vous allez disposer de petits pots de terre, garnis d'herbes aromatiques fraîches, par-ci, par-là sur la nappe à carreaux d'un buffet campagnard ou à côté de l'assiette de chaque convive : d'un coup de ciseaux, de la pointe du couteau, vos invités ravis testeront la saveur de la ciboulette, du cerfeuil, de l'aneth .... sur des canapés beurrés garnis de rondelles de concombre ou de languettes de saumon fumé à moins qu'ils ne soient tentés d'en parsemer de moelleuses tranches de pain de campagne nappées de fromage blanc."
(petit texte extrait du livre "Au jardin des herbes" de Y. Baty-Verni
D'année en année , il s'invite dans notre pelouse ....
Souvent détesté , le "sansonnet" ou "étourneau" est présent sur tout le territoire .
Cet oiseau se reconnait à son plumage noir métallique marqué de taches blanches.
Il mesure 17-20 cm.
Il aime se percher sur les arbres avec ses congénères et aime à siffler en chœur et à contrefaire assez fidèlement le chant des autres oiseaux....
Ecoutez-le : il siffle, babille et n'a peur de rien. Il se déplace en se dandinant.
Les étourneaux sont des espèces monogames.
A la saison des amours, les couples s'isolent ou nichent en colonies réduites.
Le nid, fait d'herbes et de feuilles, garni de plumes , est installé dans un trou d'arbre, de mur, sous un toit, parfois dans un terrier.
La ponte, comportant 5 à 6 œufs, a lieu vers la mi-avril.
Le mâle et la femelle couvent à tour de rôle pendant 14 jours
et nourrissent leurs petits pendant une vingtaine de jours.
En dehors de la période de reproduction, ils dorment par centaines dans les arbres feuillus.
De juillet à octobre,, il se passent le signal du repli avant la chute du jour, et partent de leur vol très rapide et direct pour s'abattre sur un arbre-dortoir où ils continuent un moment leurs bruyantes conversations .
En hiver, les étourneaux sont rejoints par leurs congénères venus des pays de l'Est et se regroupent dans ces "dortoirs" abritant parfois des milliers d'individus.
Ils se nourrissent l'aide de leur long bec pointu et assez fort, d'insectes, vers, larves , fruits, graines et déchets divers n'hésitant pas à fouiller poubelles et décharge.
Ils explorent la plus petite motte de terre, retournent du bec le moindre caillou pour voir s'il ne cache pas un ver, un scarabée ou un cloporte.
Après une nuit de grosse pluie, quand les limaces sont de sortie dans les pelouses et jardins, les étourneaux s'en régalent.
Ces hardis personnages sont très sales : ils laissent partout leurs déchets, et leur nid situé dans une cavité est tellement souillé qu'au bout d'une saison il est abandonné.
Ces oiseaux sont une plaie pour les vergers .... mais il faut reconnaitre qu'ils rendent aussi quelques services , car ils arrivent à saisir les chenilles dans les arbres quand les insectes sont nombreux.
Pour la petite histoire dans l'Histoire ...
MOZART qui affectionnait les oiseaux, garda pendant trois ans auprès de lui un sansonnet auquel il apprenait à gazouiller des phrases musicales de ses partitions.
Quand l’oiseau mourut, il l’enterra dans son jardin et lui dédia un poème.
Ici repose un cher innocent, un oiseau étourneau. Encore dans ses tendres années Il a dû affronter L'amère douleur de la mort. Mon cœur saigne Lorsque je pense à lui, Oh lecteur! Verse Aussi une petite larme pour lui. Il n'était pas méchant, Parfois un peu trop allègre Et, parfois aussi de temps en temps, Un cher et agaçant espiègle, Mais pourtant pas un chenapan. Je parie qu'il est déjà là haut pour me remercier, De ce service d'ami Sans but lucratif. Car comme à l'improviste il a pris son envol, Il n'a pas pensé à l'homme Qui peut rimer si joliment.
(4 juin 1787).
Cet exposé ne vous réconciliera peut-être pas avec les sansonnets mais il faut admettre qu'ils ont une belle livrée en guise de plumage.
Retrouvons cette aromatique dont je vous avais vanté les bienfaits lors d'un précédent billet .
Aujourd'hui, je vous parlerai du persildans l'Histoire .
Dans l'Antiquité, il était bien connu : on en tressait des couronnes pour les champions, et surtout on l'utilisait déjà comme diurétique.
De nombreux auteurs l'indiquent pour soulager les douleurs des reins et de la vessie.
Selon la légende, les chevaux de la déesse Junon broutaient quotidiennement du persil, et c'est pour cette raison qu'ils étaient d'une vigueur incroyable.
Très utilisé dans toutes les cuisines depuis des siècles,le persil était considéré chez les Grecs et les Romains, comme un aromate tout autant qu'une plante médicinale.
Il est dit que les conducteurs de chars grecs en donnaient à leur attelages et que cette nourriture avait pour but de les rendre plus rapides.
Mais les Grecs jonchaient aussi leurs tombes avec des tiges de persil et leur expression "avoir besoin de persil" signifiait le stade ultime après lequel "on mangeait les pissenlits par la racine".
Au Moyen âge, on le soupçonnait d'avoir maille à partir avec le diable, et cette plante bien innocente, était chère aux jeteurs de sorts ....
Et pourtant, cette aromatique figurait en bonne place dans les jardins et les monastères où les moines utilisaient ses racines pour traiter les maladies de foie et des reins, notamment la jaunisse et la goutte...
Chez la femme, cette "fine herbe" était réputée soulager les règles douloureuses. Broyées, ses feuilles étaient employées en cataplasme pour arrêter les montées de lait .
Dans de nombreuses régions, on recommande de semer le persil le Vendredi saint, à l'heure de la crucifixion, entre 14 et 15 heures, et surtout de ne jamais le transplanter.
Par chez nous, pour éviter que le persil ne monte en graines, on recommande de le semer le 15 août jour de l'Assomption.
Dans d' autres régions, on conseille de placer les graines sur une bible ouverte et de souffler dessus pour les semer. Cela hâterait une germination toujours un peu capricieuse, car il est dit que "le persil doit aller 9 (2 ou 3 ou 7) chez le diable avant de commencer à pousser".
Un dicton en Tarn et Garonne affirme qu'il faut avoir "bonne main" pour semer le persil.
Dans d'autres régions, on laisse le soin aux enfants de le semer, car il faut paraît-il une main innocente pour réussir le persil.
En Lorraine, des jardiniers affirment qu'il faut avoir de l'argent dans sa poche au moment du semis.
Et pour terminer, il est dit que quelques brins de persil jetés dans l'eau bénite apaisent les sens et chassent les mauvais sorts.
Incroyable comme cette aromatique qui paraît si anodine dans nos jardins ai pu susciter tant de divergences au long des temps...
nous donne un air de fraîcheur dans l'assiette ...
LE PERSIL
Le persil est l'une des aromatiques la plus présente dans notre cuisine : la France, d'ailleurs, en est un grand producteur.
Très tôt déjà, les Romains en ont parfumé leur cuisine et
l'ont fait connaître d'un bout à l'autre de leur empire.
Une manière parmi d'autres de semer le persil ...
De février à août, vous le sèmerez en place, après avoir fait tremper les graines dans de l'eau tiède en les laissant pendant trois jours, ensuite égoutter les semences sur un essuie-tout ou un papier buvard.
Vous obtiendrez ainsi une levée plus rapide.
Vous arroserez régulièrement par temps sec.
Le persil est le faire-valoir d'un grand nombre de préparations culinaires : soupes, court-bouillon, purées, ragoûts, poissons, omelettes et salades.
Il est l'élément essentiel au bouquet garni ainsi que dans le taboulé et également mêlé au beurre pour les toasts ou pour les escargots.
Rappel du beurre d'escargot ...
250 gr de beurre doux bien mou.
1 bonne pincée de sel.
Du poivre blanc
8 belles gousses d'ail hachées
1 échalote hachée
1 bol de feuilles de persil ciselé
Le tout bien malaxer.
Vous pouvez le mettre en rouleau dans un papier alu et
le placer au congélateur pour une utilisation ultérieure .
Le persil accepte toutes les associations, même les plus insolites et entre dans la décorations de nombreux plats .
Rien qu'à le voir on est mis en appétit !
Il en existe trois espèces :
Le persil frisé que je préfére,
le persil tubéreux et le persil plat que l'on prétend plus aromatique.
Le persil est connu pour ses nombreuses vertus médicinales.
Tout est bon dans le persil : la racine que l'on fait sécher au soleil, les feuilles récoltées avant la floraison et les fruits recueillis en secouant les tiges !
Cette "herbe" modeste est extraordinairement riche en vitamines A et C, riche en calcium, en fer et en manganèse.
(sa consommation combat l'anémie, n'hésitez pas à l'ajouter régulièrement à votre alimentation)
C'est un tonique de la circulation sanguine et son infusion (mêlée à la menthe ou la verveine) lutte contre le manque d'appétit, la fatigue, les digestions difficiles.
Quant à mâcher quelques brins, cela a de tout temps été une saine habitude pour rafraîchir l'haleine ou masquer l'odeur d'ail .
Le jus frais est recommandé comme adoucissant et cicatrisant superficiel des petites plaies cutanées (piqûres d'insectes, hématomes, écorchures, gerçures ou épidermes irrités).
Petit conseil :
Pour conserver au mieux ses qualités diététiques, mieux vaut l'employer cru ou l'ajouter en fin de cuisson.
Si vous préférez le déshydrater, effeuillez-le et séchez-le au four à 50°C pendant une heure.
Profitez bien des trésors de votre jardin les amis !
Avec les beaux jours, elles se remettent au travail à la recherche des fleurs et plantes millifères...
LES ABEILLES
Depuis des millénaires, elles butinent toutes sortes de fleurs.
Elles produisent ainsi un aliment sain et naturel aux multiples saveurs ...
LE MIEL
Tous les miels naturels ont les mêmes pouvoirs antiseptiques, digestifs ou cicatrisants ...
En plus, chaque miel dispose de qualités thérapeutiques particulières selon la fleur dont il est issu.
- En vieillissant, certains miels peuvent se cristalliser : parce qu'il s'agit d'un produit vivant, le miel réagit au milieu extérieur en se solidifiant et en formant à sa surface une couche de glucose.
Même s'il s'agit d'un signe de qualité, cet aspect ne plaît pas à tout le monde.
- Si vous souhaitez qu'il conserve son aspect, vous pouvez le chauffer légèrement en ne dépassant pas la température de la ruche, c'est à dire 35°C.
- A partir de 70°c, le miel sera pasteurisé : il perd alors une grande partie de ses propriétés bénéfiques notamment de ses enzymes.
- Autre solution : remuez le miel régulièrement ou choisir un miel qui ne se cristallise pas (miel d'acacia, de tilleul ...)
Mamans et mamies :
voici une excellente manière d'habituer vos enfants et petits-enfants à aimer le miel en l'intégrant dans ce goûter rapide et fait "maison" ...
Ingrédients:
- 250 g de beurre très mou
- 150 g de sucre
- 3 œufs
- 100 g de miel ... (miel d'acacia ou mille fleurs)
(pour les adultes vous pouvez ajouter 5 gouttes d'arôme de rhum si vous aimez)
- 1 pincée de sel
- 1/2 paquet de poudre à lever
- 250 g de farine
Préparation :
Battre le beurre en mousse et y ajouter le sucre. La masse doit devenir crémeuse.
Ajouter le miel, les oeufs, l'arôme, le sel, la poudre à lever, puis la farine.
Versez dans un moule à cake beurré et fariné .
Cuisson : environ 45 minutes à 150-175°C (th.5)
Petit plus : vous pouvez y incorporer 100 à 120 g de figues séchées ou d'abricots secs coupés en deux selon les goûts.
Bon goûter à tous !
Pour un bon miel ....
rapprochez-vous de votre apiculteur pour ses conseils avisés.
Peut-être avez-vous dégusté au repas de Pâques cet excellent et raffiné légume.
L'ASPERGE
Je regrette que la saison en soit si courte ...
N'hésitez pas à en profiter dès qu'elle apparait ...
L'asperge est une plante potagère vivace cultivée pour ses pousses ou "turions" qui apparaissent à lami- printemps.
A l'asperge verte(couleur d'origine de ce légume-tige riche en vitamine D) plus précoce, qui s'est développée à l'air libre ...
succède la violette de Hollande riche en vitamine C et en carotène et ...
la blanche d'Argenteuil qui clôt la saison et qui ne doit sa pâleur qu'à sa mise en tranchée (technique de culture en "fosse sous terre" qui nous vient des Romains).
Savez-vous qu'il aura fallu 3 ans après la plantation (appelée "culture dormante"),en situation ensoleillée et abritée, pour obtenir une première récolte qui ne durera que 2 bons mois ...
Cette plante peut ensuite produire pendant 20 ans !
Il existe désormais des hybrides à la récolte plus rapide.
Les asperges après récolte ou achat, se conservent près d'une semaine au réfrigérateur si vous les gardez à la verticale trempant dans un peu d'eau
ou
deux-trois jours si vous les enveloppez d'un linge humide.
Après blanchiment (4 mn dans l'eau bouillante), égouttez-les et laissez les refroidir ...
Les asperges se congèlent très bien , ainsi, vous pourrez retrouver leur saveur printanière en arrière saison.
Pour préparer et cuire les asperges blanches :
- Coupez les pieds (partie dure de la tige d'asperge) et pelez-les avec un couteau économe de la pointe vers la base.
- Lavez-les à grande eau sans les laisser tremper, égouttez-les et ficelez-les en 4 bottillons.
- Plongez les bottes dans l'eau bouillante salée "tête en haut" et cuisez-les 20 minutes à eau frémissante.
- Mettez-les à égoutter dans un plat long sur du papier absorbant ou une serviette blanche pliée.
- Gardez-les au chaud.
Après cuisson vous pouvez aussi servir vos asperges blanches ou vertes chaudes ou froides accompagnées d'une sauce hollandaise, d'une vinaigrette persillée ou d'une sauce verte ...(mayonnaise allégée de blanc d'œuf battu en neige à laquelle vous ajoutez du persil haché fin.)
Des roulés de jambon blanc-asperges
ou
saumon fumé asperges
se marient très bien avec ces préparations.
Une recette tout aussi sympa en saison ...
Dans un bol, mélangez 2 yaourts, ajoutez 30 g de feuilles de menthe et 10 g de feuilles de coriandre émincées, 1 cuillerée à café de moutarde forte, 1 pincée de curry.
Mixez pour que la sauce devienne verte et servez avec les asperges tièdes.
Avec ce légume saisonnier (léger : 25 calories aux 100 g, riche en vitamines, minéraux et fibres), vous pouvez confectionner également de délicieux veloutés et des omelettes raffinées !
Sachez que les asperges vertes bien fraîches ne s'épluchent pas (on en coupe simplement l'extrémité)
A la période des asperges, utilisez leur eau de cuisson pour nettoyer les carreaux de faïence de votre cuisine et de votre salle de bain ; elle décape parfaitement.
A plus les amis ... le soleil est présent ... profitez-en !
je vous retrouve avec plaisir et vous remercie de votre fidélité durant mon absence.
Je vous propose de revenir ...
à la fleur de pissenlit dont je vous parlais dernièrement.
Après leur floraison du pissenlit, apparait une boule duveteuse et aérienne...
L'aigrette ...
qui se sème à tous vents pour préparer une nouvelle génération de pissenlits ....
A ces aigrettes sont liées bien des superstitions ...
Si souffler sur les fruits du pissenlit sert à prédire l'avenir, il va sans dire que souffler d'un seul coup l'ensemble des plumets duveteux est le meilleur des présages.
Seulement voilà, selon la région l'augure est diversement interprété.
Une personne qui souffle
une chandelle de pissenlit d'un seul coup ...
- "sera heureuse dans ses entreprises " (Meurthe et Moselle, Côtes-d'Armor, Côte d'Or)
- "recevra bientôt une bonne nouvelle" (Loir et Cher)
- "se mariera dans l'année" (Nord, Pas de Calais, Seine-Maritime, Allier, Calvados, Meuse, Bouches du Rhône)
- "est aimée" (Cher, Nièvre, Seine et Marne, Dordogne)
-"sera heureuse en mariage" (Indre)
- "sait bien" ou "dit bien ses prières" (Ille-et Vilaine, Mayenne)
- "dit la vérité" (Manche)
J'aime les légendes ...
et au hasard de mes lectures j'ai trouvé celle-ci liée à ces"aigrettes" je vous l'offre de bon cœur ... elle explique le pourquoi de certaines traditions .
Il s'agit d'un conte adapté d'une légende de Marie Nevers.
Il était une fois ... une jeune fille triste ....
Si triste ... que, se promenant dans les champs, elle ne voyait ni le printemps, ni les belles fleurs ; elle n'entendait pas le merle, ne regardait même pas les poursuites des moineaux.
Le soleil lui était indifférent, le ciel bleu azur aussi.
Il était une fois ... une jeune fille triste qui aimait un jeune et beau garçon, mais ne savait pas si elle était aimée !
En apparence, il manifestait pour elle une indifférence , elle lui répondait par une indifférence savamment contrôlée.
Quand aurais-je le courage de lui faire connaître mon amour ?" pensait-elle .
Dans un an ..., ou bien deux ..., peut-être trois .... , dans quatre ans si je suis sûre que ce jour-là il m'aime !
Pensive et mélancolique, elle s'assied au pied d'un grand saule.
Machinalement elle cueille la première tige qui lui tombe sous la main.
Au sommet de cette tige une petit boule de fins duvets blancs.
"Que c'est beau", pensa-t-elle . "Que c'est beau et fragile !".
Cette pensée lui traverse l'esprit en même temps qu'elle se met à souffler sur la boule floconneuse.
Une multitude de flocons blancs s'élèvent autour d'elle.
Dans sa main toute menue, il ne lui reste plus qu'une tige, sur cette tige un petit crâne dénudé, sur ce crâne nu une semence solidement ancrée.
"Plus qu'une !" dit-elle à haute voix.
"Une année à attendre!" lui répondit le merle.
A attendre un mari, ajoutèrent les piafs entre deux culbutes.
La voilà tout heureuse, elle a compris le message et n'a plu peur de rester vieille fille.
Elle ne sait pas qui sera l'heureux élu, mais la voilà remplie de joie soudaine, elle rayonne.
Qu'elle est belle sans son masque de mélancolie !
Et voilà que son chemin croise celui de ce garçon auquel elle pense chaque jour ; et comme la joie est communicative, il ose lui parler.
"Pourquoi ris-tu ainsi ?"
"Je viens d'apprendre que j'allais me marier dans l'année !"
"Qui te l'a dit ?"
"'Le merle et les moineaux !"
"Comment l'ont-ils su ?"
"En lisant le message du pissenlit."
Bien vite il comprit que celle qu'il aimait en cachette allait peut-être en épouser un autre, alors sans réfléchir il s'écrie :"Mais moi aussi ils me l'ont dit, alors ce mari, ce doit être moi !"
Les cerfs volants sont à la fête sur nos côtes ces jours-ci ..
Coup d'coeur du net avec ce petit clin d'oeil "humour" ...
Vous retrouvez cette fleur jaune d'or lors de vos balades le long des chemins et désormais en ville le long des trottoirs et sur les ronds points.
De tout temps,
Le pissenlit
a envahi nos campagnes ...c'est une plante vivace.
Le pissenlit sauvage au Moyen âge, était une herbe glanée dans les "vaines pâtures" concédées aux paysans par les seigneurs.
"Dent de lion", l'autre nom du pissenlit, est issu du terme latin "Dens leonis" utilisé par les apothicaires du Moyen âge à cause de la ressemblance de la plante, aux feuilles dentelées, avec les dents d'un lion.
Comme cet animal, il a un lien avec le soleil et la forme de sa fleur est d'ailleurs très proche des anciennes représentations de l'astre.
C'est d'ailleurs une sorte de baromètre rustique, car l'aigrette duveteuse de son fruit annonce le calme et la tempête et une horloge pour les bergers, parce que sa fleur s'ouvre vers cinq heures et se ferme à vingt heures.
On l'appelle aussi "tête de moine", puisque après l'envol des graines il ne reste qu'une petite boule rasée assez semblable à un crâne chauve, comme il est d'usage dans les confréries monacales.
Très présent en cuisine, je vous propose aujourd'hui ...
Une délicieuse soupe "dépurative" !
Prévoir ...
- 250 g de pissenlits que vous laverez après avoir couper les racines
- 1 oignon ou 2 belles échalotes
- 1 litre d'eau dans lequel vous délayez avec 1 bouillon cube "légumes"
- 1 grosse pomme de terre ou 2 moyennes
- 2 carottes moyennes
de la crème fraîche (facultatif) ou une vache qui rit.
- 1 cuillerée à soupe de beurre
- sel et poivre -
Recette ...
Dans votre cocotte faites revenir oignon, pomme de terre et carottes en petits morceaux, ajoutez sel et poivre et versez 1 litre d'eau.
Laissez cuire 30 mn et ajoutez vos pissenlits coupés menus à ce moment de la cuissonpour garder toutes leurs vitamines et continuer l'ébullition à petit feu 5 mn.
Retirez du feu , mixez et ajouter votre crème fraiche selon votre goût ....
Voilà votre soupe est prête à être dégustée bien chaude
et
vous pouvez ajouter du gruyère râpé
ou des croutons si vous le désirez .
A noter que la couleur de votre soupe dépendra des pissenlits employés.
Appréciez également les pissenlits cuisinés
à la manière des épinards
- pour 1/2 kg de pissenlit, - 1 oignon, - 2 gousses d'ail - sel et poivre.
Lavez et égouttez les pissenlits.
Faites les blanchir quelques minutes dans l'eau bouillante et égouttez-les bien.
Dans une poêle faites revenir, l'oignon émincé et l'ail écrasé.
Ajoutez les pissenlits et faites sauter le tout rapidement.
Salez, poivrez. (pour enlever l'amertune, ajoutez une pincée de sucre en poudre).
Délicieux en accompagnement de viandes blanches.
Régalez-vous et
belle semaine par chez vous!!
Petite pause "famille" quelques jours...
Au plaisir de vous retrouver la semaine prochaine les amis !
Petite détente littéraire en cette fin de semaine avec…
"Les petites histoires de l'Histoire"
Qui a donc dit que l'histoire était ennuyeuse ?
Si vous avez quelques minutes pour lire ce billet …. voyez plutôt ….
… La prochaine fois que vous vous laverez les mains et que vous trouverez la température de l'eau pas vraiment agréable, ayez une pensée émue pour nos ancêtres...
Voici quelques faits des années 1500 :
La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur "raisonnable" en juin.
Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement et c'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet de fleurs parfumées.
C'est à cette époque qu'est née la coutume du...
" bouquet de la mariée."
Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude.
Le Maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre ; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité puis les femmes et enfin les enfants... Les bébés fermaient la marche.
À ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un...
D'où l'expression ...
« Jeter le bébé avec l'eau du bain »
En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille,parfois même la maison n'était qu'un toit.
C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud.
C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux
(souris et autres bestioles nuisibles).
Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant et il arrivait que les animauxglissent hors de la paille et tombent du toit.
D'où l'expression anglaise ...
" It's raining cats and dogs "
("Il pleut des chats et des chiens").
Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchaitles objets ou les bestioles de tomber dans la maison.
C'était un vrai problème dans les chambres à coucher où les bestioleset déjections de toute sorte s'entendaient à gâter la literie.
C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliersafin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection.
Ainsi est né ...
l'usage du ciel de lit
bien évidemment, les plus pauvres devaient s'en passer...
Le pain était divisé selon le statut social.
Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie et les hôtes recevaientla croûte supérieure, bien croquante.
À cette époque, on cuisinait dans un grand perpétuellement suspendu au-dessus du feu.
Chaque jour, on allumait celui-ci, et l'on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron.
On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande.
On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron.
Celui-ci se refroidissait pendant la nuit et le cycle recommençait le lendemain.
De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron...
Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain.
Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture,ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme)et il n'était pas rare qu'on en meure.
Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb.
Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours !
Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n'était pas rare qu'on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre.
Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s'assemblait pour boire un coup en attendant que l'olibrius revienne à la conscience ...
d'où l'habitude de la veillée mortuaire.
La Grande-Bretagne est en fait petite et à cette époque, la population ne trouvait plus de places pour enterrer ses morts ; du coup, on déterra des cercueils et on les vida de leurs ossementsqui furent stockés dans des bâtiments ad hoc afin de pouvoir réutiliser les tombes.
Mais lorsqu'on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s'aperçut que 4 % d'entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu'on avait enterré là quelqu'un de vivant.
Dès lors, on prit l'habitude d'enrouler une cordelette au poignet du défunt reliée à une clochette à la surface du cimetière ; et l'on posta quelqu'un toute la nuit dans les cimetièresavec mission de prêter l'oreille et c'est ainsi que naquit là l'expression ...
« sauvé par la clochette ».
C'est une grenouille en marbre sculptée sur un bénitier à l'entrée de la cathédrale de Narbonnequi est à l'origine de l'expression imagée ...
Depuis quelques jours, un peu en avance sur la saison par chez nous, les champs de colza illuminent notre campagne …
« En allant à Porrentruy un paysage me plaisait bien. Il y avait des champs vert foncé, vert clair, bruns, et des champs de colza tout jaunes. » (Vincent, élève de CE1
Premier à fleurir dans les champs, premier à être récolté ...
le colza proche parent du chou, est reconnaissable à ses fleurs d'un beau jaune , qui donne des petites graines rondes et noires riches en huile la plus utilisée dans notre alimentation.
L'intérêt nutritionnel de l'huile de colza est de plus en plus reconnu. Son huile alimentaire est la plus riche en acides gras essentiels.
Les fleurs de colza produisent un nectar abondant à partir duquel les abeilles font un miel clair, riche en glucose qui doit être extrait assez rapidement des rayons car il a tendance à cristalliser.
Ce miel est habituellement mélangé avec d'autres miels plus doux pour la consommation directe ou bien vendu pour la pâtisserie.
Il est souvent commercialisé sous l'appellation
" miel de printemps ".
Les jardiniers adoptent de plus en plus le colza comme engrais vert, le jardinage bio étant devenu un besoin, voire une nécessité.
"Au dehors, s'étendait la mer légère des colzas sur lesquels le mois de mai mettait sa poussière d'or" (Edmond Jaloux)
Après Pâques, mes amis , les enfants auront fait le plein de chocolat…
Je pense qu'ils auront été gâtés et n'auront pu profiter de toutes ces gâteries.
Aussi … Parce qu’on ne sait pas toujours comment conserver intact ce chocolat ...
Je vous suggère 5 conseils pour éviter qu’il ne s’abîme.
Ne mettez JAMAIS votre chocolat au réfrigérateur !
Le froid fige le beurre de cacao et fait blanchir le chocolat, lui donnant un aspect peu appétissant.
Préservez votre chocolat de la lumière, dans un placard par exemple.
Laissez-le dans son emballage, qui le protège bien.
Gardez votre chocolat en-dessous de 25 °C, température à partir de laquelle il commence à se ramollir.
En effet, il supporte bien la température ambiante, tant qu'il n'est pas en plein soleil.
Si vous devez transporter des chocolats par temps chaud, pour éviter qu'ils ne s'abîment, placez-les enveloppés dans un sac isotherme.
Protégez-le également de l'humidité, le chocolat peut facilement moisir.
Il faut veiller à ce qu'il soit conservé au sec, loin des aliments trop odorants. (il est sensible et absorbe facilement les odeurs).
Bon à savoir :
Le chocolat noir est celui qui se conserve le mieux, jusqu’à 6 mois.
Le chocolat blanc et au lait sont plus sensibles car ils sont plus riches en matière grasse, donc on évite de les garder plus de 4 mois.
Les chocolats fourrés artisanaux sont plus délicats et se conservent 2 semaines (1 semaine pour ceux fourrés à la crème).
Souvenir de mon enfance :
Je me souviens qu'avec le reste des chocolats de Pâques (ou de noël) ... ma maman en mettait de petits morceaux dans une cuillère à soupe que je posais à la surface de mon bol de lait chaud pour le faire fondre et ensuite je tartinais mon pain de cette crème chocolatée (à cette époque on ne connaissait pas encore le chocolat à tartiner ou très peu...)
et parfois, elle me préparait un bon chocolat chaud.
(deux belles méthodes "anti-gaspi")
Bien agréable semaine et continuez à vous régaler !
(car chacun utilise cet aliment à son goût et surtout en rapport avec sa santé) mais vous présenterai un guide pour bien l'utiliser en cuisine ...
En cuisine ... quand saler ?
Quand on cuit des aliments qui absorbent l'eau dans laquelle on les plonge (par exemple : des pâtes, du riz ), ou des légumes, il est préférable de saler en début de cuisson.
De même pour les cuissons longues (viandes en sauce).
Avec une exception : on ne sale jamais les légumes secs (lentilles, haricots ...) en début de cuisson : ils durciraient.
Dans le cas des cuissons courtes : on sale les viandes en fin de cuisson (si on le fait en début de cuisson, le sel attire les sucs en surface et provoque une vapeur nuisible au bon saisissement).
On sale les poissons poêlés à mi-cuisson, sinon la peau colle à la poêle.
Un ajout de quelques grains de fleur de sel au moment de servir relève le goût de nombreux mets.
Je vous parlerai aussi de ce produit tellement banal
qu'on en oublie ses performances ...
Car il ne sert pas qu'à la cuisine ...
Petits trucs très utiles...
Pour ce faire, utilisez de préférence du sel de mer
(le plus souvent du gros sel pour toutes les dilutions).
Eponges encrassées :
Pour nettoyer une éponge dont le toucher est gluant, laissez-la tremper une nuit dans de l'eau fortement salée.
Cuivres très sales :
Frottez délicatement les objets en cuivre avec du sel humecté de vinaigre.
Rincez, séchez et faites briller avec un chiffon doux.
Taches de nicotine sur les cendriers :
Frottez la tache avec un bouchon de liège mouillé et trempé dans du sel.
Pour l'osier :
Ravivez les objets en osier avec une éponge mouillée d'eau salée, brossez puis rincez à l'eau claire.
Nettoyage de l'or, du métal doré et de l'ivoire :
Laissez fondre une cuillerée de gros sel dans le jus d'un citron.
Badigeonnez les objets avec le produit obtenu, rincez, essuyez avec un chiffon doux.
Pour sécher le linge en hiver :
Pour éviter que du linge qui séche dehors par temps froid ne gèle,
ajoutez à la dernière eau de rinçage une à deux pincées de sel.
Pour les tapis :
A défaut d'aspirateur ou pour un tapis fragile, répandez du sel sur le tapis, laissez agir (le sel fixe la poussière) puis brossez-le.
Pour vos tulipes:
Pour garder à vos tulipes la tige bien droite , mettez un peu de sel dans l'eau du vase.
Pour les jeans :
Pour enlever une tache d'huile sur votre jean, déposez du sel sur la tache et laissez agir (le sel absorbe l'huile).
Rincez et mettez le jean ensuite au lavage.
Pour ôter une écharde :
Il suffit de tremper son doigt cinq minutes dans de l'eau chaude additionnée de gros sel et vous pourrez en ôter facilement une écharde.
Pour le champagne :
Le gros sel ajouté dans un seau à glace permet de refroidir plus rapidement une bouteille de champagne.
Une préparation astucieuse ...
que vous aurez plaisir à utiliser
pour aromatiser vos petits plats d'été ...
Le sel aromatisé
Ingrédients nécessaires pour préparer un pot de sel aromatisé :
du gros sel "de Guérande de préférence"
du thym
de la sarriette
du romarin
de la marjolaine
Utilisez les herbes aromatiques du jardin séchées l’année précédente.
Mettez une quantité équivalente pour chaque herbe aromatique sauf pour le romarin un peu moins.
Préparation du sel aromatisé :
Remplissez votre pot pour connaître la quantité de sel nécessaire.
Videz-le afin de pouvoir mélanger le sel et les herbes.
Remettez le tout dans le pot et fermer. Se conserve au sec.
C'est prêt !
(pour agrémenter viande, poisson voire préparations à base de légumes) ...
J'espère vous avoir apporté un éclairage sur ce produit pas si anodin que çà dans le fond .
Il y a environ 5000 ans, les Perses offraient déjà des oeufs de poules comme cadeaux porte-bonheur pour fêter le printemps !
Les hommes de la préhistoire n'en mangeaient que lorsqu'ils trouvaient un nid à piller.
Ce n'est que 3000 ans avant notre ère que la poule a été domestiquée en Inde.
L'élevage des gallinacées est mentionnée en Chine et en Egypte en 1400 ans avant J.C.
Au Moyen Âge, on préférait élever une volaille que de manger ses oeufs d'autant que l'Eglise les considérait comme de la viande.
Il était donc interdit d'en manger les jours maigres..
Pour fêter Pâques, l'Eglise encourageait cependant les croyants à offrir les oeufs pondus pendant les 40 jours du Carême.
Avec la Renaissance, les recettes se multiplient : les historiens notent l'apparition d'une soixantaine de plats au cours du XVIIè siècle.
La pâtisserie fait ainsi son arrivée ainsi que les sauces liées avec les jaunes.
A cette époque, chaque Français consomme 60 oeufs par an.
Riches comme pauvres, tous s'en délectent.
Louis XIV avait pour habitude de manger 6 oeufs durs à la fin des repas et adorait les "vents" ancêtres des îles flottantes.
Louis XV préférait les "oeufs en chemise", c'est à dire pochés et servis avec des oignons et des champignons.
Au XIXè siècles des poules productives arrivent de Chine.
La France met au point de nouvelles races de volaille et l'oeuf dont la coquille est passée du blanc au marron, devient très courant.
Les Français mangent aujourd'hui 240 oeufs par an en moyenne et l'Histoire nous a légué une multitude façons de les cuisiner.
De l'entrée au dessert, crus ou cuits, entiers ou battus, salés ou sucrés, ils apportent saveur, onctuosité et couleur à tous les plats.
C'est un aliment incontournable de notre cuisine mais aussi une source de protéines d'excellente qualité !
Controverse :
On le dit mauvais pour la santé car trop riche en cholestérol.
Il n'en est rien, car même si son jaune en est très pourvu, il ne reste pas dans l'organisme, et la qualité des ses protéines est indéniable.
Pour ma part, c'est à la coque que je le préfère, présenté dans un coquetier avec mouillettes de pain beurré ou pointes d'asperges vertes (en saison) et parsemé d'oeufs de saumon ou de truite...
... Et vous ?
Pensée dans l' Histoire ...
Georges Barbarin, conservateur au musée de Chinon, avait fondé en 1925, une "Revue des lettres" et il y a publia de nombreux articles de fantaisie où la gastronomie reste toujours à l'honneur, comme en témoigne ce petit texte consacré à l'oeuf à la coque :
"L'oeuf à la coque" a droit au siège particulier comme une grande personne.
Je lui défonce le crâne lorsqu'il est assis et j'opère adroitement son oeil de la cataracte.
La taie enlevée, sa prunelle apparaît.
Elle est tantôt jaune clair et tantôt jaune sombre.
Cynique, j'y verse du sel !".
Un passe-temps ... les oeufs décorés ...
Les collectionneurs d'oeufs décorés se nomment ...
Si vous pensez déjà à votre menu de Pâques les amis, je vous propose aujourd'hui cette recette d'entrée festive grâce à la présence du saumon fumé ...
La tarte aux poireaux et saumon fumé.
Pour 6 personnes ...
A préparer la veille du repas ...
Epluchez et faîtes cuire 4 beaux poireaux la veille, de façon à ce qu'ils éliminent toute leur eau.
Pour ce faire, coupez les poireaux en morceaux de 2 cm et les faire fondre dans du beurre puis laissez-les cuire doucement à couvert 10 mn.
Egouttez-les toute la nuit.
Le lendemain, jour du repas,
préchauffez votre four th 8 (225°) et pendant ce temps étalez une pâte brisée dans une tourtière de 26 cm. Dès que le four est chaud, faire précuire ce fond de pâte 15 mn.
Coupez 200 g de tranches de saumon fumé en bâtonnets de 2 cm de longueur.. Sur le fond de tarte cuit, disposez les poireaux bien égouttés puis le saumon fumé.
D'autre part, dans un saladier cassez 2 oeufs entiers, ajoutez 2 jaunes d'oeuf (réservez les blancs pour meringue ou omelette) , salez, poivrez et mélangez bien au fouet en incorporant lentement 1/2 litre de lait, 1 dl de crème fraîche et 1 pincée de noix de muscade.
Versez cette préparation sur la tarte. Enfournez dans le four th 7 (210°) et laissez cuire pendant 25 mn environ.
Décorez à la sortie du four de losanges de saumon fumé (80g) et de peluches de cerfeuil ou d'aneth et servez la tarte bien chaude.
elles nous indiquent que le sol est pauvre en calcaire.
Moins il y a de calcaire, plus les pâquerettes abondent.
Rien n'est charmant comme le lait frangé de carmin de ses capitules semés entre les herbes tendres ...
on assure qu'elle s'appellent "pâquerettes" parce que c'est aux alentours de Pâques qu'elle ont le plus de vertus curatives.
Malgré leur taille modeste et leur aspect fragile, elles sont capables de supporter des froids intenses, jusqu'à moins 17°C.
La nuit, ou quand il pleut, elles s'inclinent et se ferment ; le jour, elles suivent la course du soleil, lui présentant leurs gracieux capitules .
Jolies , élégantes et vivaces, elles sont si fraîches qu'un compositeur du siècle dernier "Dupratot" a donné leur nom à l'héroïne gracieuse et naïve de son opéra-comique.
En Angleterre, dès le Moyen-Âge la pâquerette était appelée
"oeil du jour"
(en anglais, pâquerette : daisy)
Vous pouvez mettre quelques pâquerettes dans vos salades : les feuilles ont beaucoup de saveur et les fleurs ont un bel effet décoratif sur votre table.
Ses fleurs et ses feuilles fraîches, écrasées, calment la douleur des contusions et des entorses.
Vous pouvez réaliser une infusion de pâquerettes qui est utilisée contre les affections des voies respiratoires et la constipation...
(20 g de fleurs et de feuilles dans 1 litre d'eau bouillante).
source de ce texte :
"secrets et vertus des plantes médicinales" et livre "du temps de nos grands mères de Sabine jeannin
A la St Patrick, se déroule la fête nationale en Irlande,
Cette fête nationale irlandaise est également célébrée
aux Etats Unis, au Canada et certains pays d'Europe.
On associe le vert à la Saint Patrick, parce que c'est la couleur du printemps et du trèfle à trois feuilles emblème national de l'Irlande, la pays des verts pâturages. .
D’abord simple fête religieuse, la Saint Patrick est un jour férié en Irlande depuis 1903.
Dans les rues de Dublin (capitale de l'Irlande) on peut voir des parades.
La tradition veut que le jour de la Saint Patrick, la population porte des habits de couleur verte : couleur traditionnelle de l'Irlande, un trèfle accroché à la boutonnière.
Pour passer un bon moment ...
Cette magnifique vidéo reflète toute l'âme de ce beau pays d'Irlande !
(N'hésitez pas à visionner en plein écran)
Pour le trèfle à quatre feuilles ….
Même s'ils sont moins rares qu'on ne le pense, cueillir un trèfle à quatre feuilles dans un pré est aujourd'hui encore, synonyme de fortune ...
on compte ...
- une feuille pour l'espoir,
- une pour la richesse,
- une pour l'amour et
- une pour la santé.
L'offrir équivaut à souhaiter prospérité et richesse.
Pour honorer cette fête, je vous propose aujourd'huiune recette "couleur café" qui revigore et enflamme à souhait et qui est devenue emblématique de l'Irlande.
L'IRISH COFFEE ...
Ingrédients (pour 1 personne):
- 125 ml de café fort
- 70 ml de crème fraîche assez épaisse ou crème fleurette un peu fouettée
- 35 ml de whisky irlandais
- 2 cuillerée à café de sucre roux
Placez la crème fraiche épaisse ou crème fleurette au freezer.
Préparez un café bien serré (expresso).
Versez le whisky dans un verre préalablement rincé à l'eau bien chaude.
Ajoutez le café très chaud :
(inclinez légèrement le verre et faites couler le café le long du verre doucement pour qu'il ne tombe pas directement dans le whisky).
Battez la crème fleurette très froide au batteur électrique.
Nappez la préparation d’une cuillère à soupe de crème fouettée en la déposant délicatement et servez sans attendre.
A consommer avec modération mais je vous sais raisonnable ...
Tout comme nous, lors de vos promenades vous l'avez probablement remarqué au bord des routes ou dans les clairières ...
Ce bel arbuste qui se pare au printemps de splendides fleurs jaune "fleurs d'or" très parfumées.
Le genêt
Ses fleurs ressemblent à une lèvre, elles ont portées par de longues tiges ...
Les minuscules feuilles sont douces au toucher.
Le fruit est une gousse noire et velue qui libère des graines à maturité, éclatant avec un bruit sec.
Ses grandes fleurs jaunes ressemblent un peu à celles de l' ajonc, mais contrairement à l' ajonc, le genêt n'a pas de piquants !
Les fleurs ne tiennent pas très longtemps en vase et leur durée de vie dans la nature n'excède guère deux mois.
Unique en son genre, le genêt "à balais" contient de la spartéine qui rend inoffensives les morsures de vipères.
Cette propriétés fut découverte grâce à l'observation des brebis qui broutaient cet arbuste, sans jamais être affectées par le venin.
En France, on le cultivait pour nourrir les moutons.
Le genêt était l'emblème des princes d'Anjou, appelés pour cette raison "les Plantagenêts"
Jadis, ce genêt, comme son nom l'indique, servait à fabriquer des balais dans l'Ouest de la France.
Selon Prosper Mérimée
"Si les sorcières ne pouvaient pas monter sur un balai de bouleau, il n'y avait rien de plus facile que de monter sur un balai de genêt et aller au bout du monde".
On utilisait par ailleurs les sommités de la plante pour parfumer la bière.
Aujourd'hui, la plante entière est surtout utilisée pour ses propriétés diurétiques et digestives.
Comme l'aubépine, elle exerce également une action bénéfique pour le cœur.
Quant aux boutons floraux, ils sont cueillis en avril-mai, mis à macérer dans du sel et du vinaigre, puis consommés en guise de câpres.
Je vous ai parlé du genêt à balais mais les genêts comportent une cinquantaine d'espèces dont "le genêt d'Espagne", "le genêt ananas" ..... et bien d'autres.
Les genêts se prêtent bien à la culture au jardin.
Symbole du genêt "l'humilité".
Les genêts
Les genêts, doucement balancés par la brise
Sur les vastes plateaux font une boule d’or ;
Et tandis que le berger à leur ombre s’endort,
Son troupeau va broutant cette fleur qui le grise ;
Cette fleur toute d’or, de lumière et de soie,
En papillons posée au bout des brins menus,
Et dont les lourds parfums semblent être venus
De la plage lointaine où le soleil se noie …
(François Fabié : (1846-1928))
Je vous souhaite une agréable semaine, le soleil à la clé !