Le grand botaniste suédois, Carl von Linné, il y a 250 ans, l'avait sans aucun doute.
Il est connu comme le père de la classification des plantes qui a permis de désigner chaque espèce par deux noms latins, en se fondant sur le caractère des étamines et des pistils.
Il est moins connu pour son horloge botanique, classement basé sur l'heure d'épanouissement des fleurs.
Donc, Carl von Linné eu l'idée géniale de classer les plantes en fonction de l'heure d'ouverture de leurs fleurs.
Il a créé cette horloge végétale qui porte son nom....
L'heure indique l'ouverture "théorique" des fleurs concernées.
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Il est vrai que cette méthode est moins fiable que la classification ... car la météo, l'exposition, la région influent beaucoup sur l'heure d'ouverture d'une même fleur.
Mais ce système présente l'intérêt d'attirer notre attention sur les différences entre les fleurs, et notamment sur leur rythme de vie.
Mieux encore : on peut dire que cette approche poétique fut le point de départ d'une science née il y a quelques dizaines d'années ... la chronobiologie.
(ce texte est issu de la revue "Pour nos jardins")
Besoin d'aide les amis ...
Pouvez-vous me donner le nom de ces insectes qui envahissent notre hibiscus, sont-ils nocifs pour notre arbuste ?
De ci, de là, j'ai recueilli quelques trucs et astuces
pour préserver vos chaussures ... souliers, baskets, bottes ... ...
Et, c'est avec plaisir que je les partage avec vous ...
- Préserver les talons de vos chaussures des traces noires qui s'incrustent quand vous conduisez en voiture ou marchez sur le bitume, en appliquant sur les talons de vos chaussures neuves un peu de vernis à ongles incolore.
- Enlevez le goudron ou la graisse sur des chaussures blanches avec du dissolvant à vernis à ongles.
- Revigorez vos chaussures en cuir : frottez-les avec un chiffon imbibé d'huile d'olive, laissez pénétrer une bonne minute puis frottez-les avec un tissu propre.
- Les semelles de cuir neuves de vos chaussures sont glissantes : frottez-les avec du papier de verre ou une surface en bêton rugueuse.
- Vos chaussures sont un peu étroites : pour les assouplir, bourrez l'intérieur avec des chiffons imbibés d'alcool à 90°, et laissez agir toute une nuit.
Vous pouvez également, frottez à l' endroit où la chaussure vous blesse avec un chiffon imbibé de quelques gouttes de glycérine.
- En hiver, pour protéger vos chaussures du sel répandu sur les routes par temps de neige, nettoyez-les avec 1 cuillerée à soupe de vinaigre blanc dilué dans un verre d'eau.
- Maquillez des éraflures : passez du crayon feutre indélébile de la couleur de vos chaussures.
- Il a plu, vos chaussures sont trempées : mettez du papier journal froissé l'intérieur pendant plusieurs heures en laissant sécher loin d'une source de chaleur et surtout pas au soleil. Cirez après séchage.
S’il s’agit de chaussures claires simplement tachées par la pluie : prenez un jus de citron et du lait en quantités égales et tamponnez-les avec un coton imbibé du mélange.
Laissez sécher à l’ombre, ensuite cirez avec une crème claire.
- Pour soutenir la tige de vos bottes, attachez ensemble à l'aide d'un ruban adhésif des cylindres en carton essuie tout, que vous glisserez à l'intérieur.
Vous pouvez également vous servir de vos maxibouteilles d'eau plastiques vides retournées dans la botte.
- Désodorisez vos chaussures de sport en les saupoudrant de talc à l'intérieur.
En outre, le talc évite l'encrassement.
Vous pouvez également placer à l'intérieur de la chaussure, pendant une nuit, un papier absorbant imbibé d'eau de toilette.
- Une vieille astuce « de grand’mère » pour enlever également les mauvaises odeurs :
Prenez deux vieilles chaussettes et remplissez-les d’un mélange à parts égales de thym émietté et de charbon de bois écrasé ...
Mettez les chaussettes dans les chaussures, c’est très efficace.
- Vous pouvez laver certaines chaussures de sport à la machine.
Protégez-les toutefois et protégez le tambour de la machine par la même occasion, en les plaçant auparavant dans un sac de toile de coton ou une taie d’oreiller. Placez-y les chaussures, nouées l'une à l'autre. Mettez une quantité normale de lessive et utilisez un assouplissant pour désodoriser.
Faites-les sécher loin de toute source de chaleur pour qu'elles ne se rétractent pas.
Vous pouvez aussi les laver avec une éponge grattante usagée humide.
Allez ... toutes et tous ... à vos chaussures !!!
Pour terminer,
pensez à utiliser vos vieilles chaussettes pour faire briller vos chaussures.
Les chaussures dans l'Histoire ....
Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes de différentes cultures ont considéré leurs chaussures comme des symboles de fertilité et de prospérité.
En Ecosse, pour porter chance à un marin qui partait pour son premier voyage, on lui lançait une chaussure.
Dans l'Egypte ancienne, en Palestine et en Assyrie, pour sceller l'achat d'une maison, le vendeur offrait une sandale à l'acheteur.
En Inde, pour porter chance à un nouveau couple,
on mettait une vieille chaussures à l'envers, sur le toit de la maison.
Pour favoriser une grossesse, les Chinoisessans enfant empruntaient les chaussures de la déesse mère.
Dans les anciens mariages anglo-saxons, le père de la mariée transférait son autorité au nouvel époux en lui donnant l'un des souliers de sa fille.
On continue cette coutume en attachant des boîtes de conserves et une vieille chaussure derrière la voiture des mariés.
Pensée du jour ...
Donnez à une femme une paire de chaussures dans laquelle elle se sent bien, et elle ira conquérir le monde.
Retrouvons cette aromatique dont je vous avais vanté les bienfaits lors d'un précédent billet .
Aujourd'hui, je vous parlerai du persildans l'Histoire .
Dans l'Antiquité, il était bien connu : on en tressait des couronnes pour les champions, et surtout on l'utilisait déjà comme diurétique.
De nombreux auteurs l'indiquent pour soulager les douleurs des reins et de la vessie.
Selon la légende, les chevaux de la déesse Junon broutaient quotidiennement du persil, et c'est pour cette raison qu'ils étaient d'une vigueur incroyable.
Très utilisé dans toutes les cuisines depuis des siècles,le persil était considéré chez les Grecs et les Romains, comme un aromate tout autant qu'une plante médicinale.
Il est dit que les conducteurs de chars grecs en donnaient à leur attelages et que cette nourriture avait pour but de les rendre plus rapides.
Mais les Grecs jonchaient aussi leurs tombes avec des tiges de persil et leur expression "avoir besoin de persil" signifiait le stade ultime après lequel "on mangeait les pissenlits par la racine".
Au Moyen âge, on le soupçonnait d'avoir maille à partir avec le diable, et cette plante bien innocente, était chère aux jeteurs de sorts ....
Et pourtant, cette aromatique figurait en bonne place dans les jardins et les monastères où les moines utilisaient ses racines pour traiter les maladies de foie et des reins, notamment la jaunisse et la goutte...
Chez la femme, cette "fine herbe" était réputée soulager les règles douloureuses. Broyées, ses feuilles étaient employées en cataplasme pour arrêter les montées de lait .
Dans de nombreuses régions, on recommande de semer le persil le Vendredi saint, à l'heure de la crucifixion, entre 14 et 15 heures, et surtout de ne jamais le transplanter.
Par chez nous, pour éviter que le persil ne monte en graines, on recommande de le semer le 15 août jour de l'Assomption.
Dans d' autres régions, on conseille de placer les graines sur une bible ouverte et de souffler dessus pour les semer. Cela hâterait une germination toujours un peu capricieuse, car il est dit que "le persil doit aller 9 (2 ou 3 ou 7) chez le diable avant de commencer à pousser".
Un dicton en Tarn et Garonne affirme qu'il faut avoir "bonne main" pour semer le persil.
Dans d'autres régions, on laisse le soin aux enfants de le semer, car il faut paraît-il une main innocente pour réussir le persil.
En Lorraine, des jardiniers affirment qu'il faut avoir de l'argent dans sa poche au moment du semis.
Et pour terminer, il est dit que quelques brins de persil jetés dans l'eau bénite apaisent les sens et chassent les mauvais sorts.
Incroyable comme cette aromatique qui paraît si anodine dans nos jardins ai pu susciter tant de divergences au long des temps...
je vous retrouve avec plaisir et vous remercie de votre fidélité durant mon absence.
Je vous propose de revenir ...
à la fleur de pissenlit dont je vous parlais dernièrement.
Après leur floraison du pissenlit, apparait une boule duveteuse et aérienne...
L'aigrette ...
qui se sème à tous vents pour préparer une nouvelle génération de pissenlits ....
A ces aigrettes sont liées bien des superstitions ...
Si souffler sur les fruits du pissenlit sert à prédire l'avenir, il va sans dire que souffler d'un seul coup l'ensemble des plumets duveteux est le meilleur des présages.
Seulement voilà, selon la région l'augure est diversement interprété.
Une personne qui souffle
une chandelle de pissenlit d'un seul coup ...
- "sera heureuse dans ses entreprises " (Meurthe et Moselle, Côtes-d'Armor, Côte d'Or)
- "recevra bientôt une bonne nouvelle" (Loir et Cher)
- "se mariera dans l'année" (Nord, Pas de Calais, Seine-Maritime, Allier, Calvados, Meuse, Bouches du Rhône)
- "est aimée" (Cher, Nièvre, Seine et Marne, Dordogne)
-"sera heureuse en mariage" (Indre)
- "sait bien" ou "dit bien ses prières" (Ille-et Vilaine, Mayenne)
- "dit la vérité" (Manche)
J'aime les légendes ...
et au hasard de mes lectures j'ai trouvé celle-ci liée à ces"aigrettes" je vous l'offre de bon cœur ... elle explique le pourquoi de certaines traditions .
Il s'agit d'un conte adapté d'une légende de Marie Nevers.
Il était une fois ... une jeune fille triste ....
Si triste ... que, se promenant dans les champs, elle ne voyait ni le printemps, ni les belles fleurs ; elle n'entendait pas le merle, ne regardait même pas les poursuites des moineaux.
Le soleil lui était indifférent, le ciel bleu azur aussi.
Il était une fois ... une jeune fille triste qui aimait un jeune et beau garçon, mais ne savait pas si elle était aimée !
En apparence, il manifestait pour elle une indifférence , elle lui répondait par une indifférence savamment contrôlée.
Quand aurais-je le courage de lui faire connaître mon amour ?" pensait-elle .
Dans un an ..., ou bien deux ..., peut-être trois .... , dans quatre ans si je suis sûre que ce jour-là il m'aime !
Pensive et mélancolique, elle s'assied au pied d'un grand saule.
Machinalement elle cueille la première tige qui lui tombe sous la main.
Au sommet de cette tige une petit boule de fins duvets blancs.
"Que c'est beau", pensa-t-elle . "Que c'est beau et fragile !".
Cette pensée lui traverse l'esprit en même temps qu'elle se met à souffler sur la boule floconneuse.
Une multitude de flocons blancs s'élèvent autour d'elle.
Dans sa main toute menue, il ne lui reste plus qu'une tige, sur cette tige un petit crâne dénudé, sur ce crâne nu une semence solidement ancrée.
"Plus qu'une !" dit-elle à haute voix.
"Une année à attendre!" lui répondit le merle.
A attendre un mari, ajoutèrent les piafs entre deux culbutes.
La voilà tout heureuse, elle a compris le message et n'a plu peur de rester vieille fille.
Elle ne sait pas qui sera l'heureux élu, mais la voilà remplie de joie soudaine, elle rayonne.
Qu'elle est belle sans son masque de mélancolie !
Et voilà que son chemin croise celui de ce garçon auquel elle pense chaque jour ; et comme la joie est communicative, il ose lui parler.
"Pourquoi ris-tu ainsi ?"
"Je viens d'apprendre que j'allais me marier dans l'année !"
"Qui te l'a dit ?"
"'Le merle et les moineaux !"
"Comment l'ont-ils su ?"
"En lisant le message du pissenlit."
Bien vite il comprit que celle qu'il aimait en cachette allait peut-être en épouser un autre, alors sans réfléchir il s'écrie :"Mais moi aussi ils me l'ont dit, alors ce mari, ce doit être moi !"
Les cerfs volants sont à la fête sur nos côtes ces jours-ci ..
Coup d'coeur du net avec ce petit clin d'oeil "humour" ...
Petite détente littéraire en cette fin de semaine avec…
"Les petites histoires de l'Histoire"
Qui a donc dit que l'histoire était ennuyeuse ?
Si vous avez quelques minutes pour lire ce billet …. voyez plutôt ….
… La prochaine fois que vous vous laverez les mains et que vous trouverez la température de l'eau pas vraiment agréable, ayez une pensée émue pour nos ancêtres...
Voici quelques faits des années 1500 :
La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur "raisonnable" en juin.
Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement et c'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet de fleurs parfumées.
C'est à cette époque qu'est née la coutume du...
" bouquet de la mariée."
Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude.
Le Maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre ; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité puis les femmes et enfin les enfants... Les bébés fermaient la marche.
À ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un...
D'où l'expression ...
« Jeter le bébé avec l'eau du bain »
En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille,parfois même la maison n'était qu'un toit.
C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud.
C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux
(souris et autres bestioles nuisibles).
Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant et il arrivait que les animauxglissent hors de la paille et tombent du toit.
D'où l'expression anglaise ...
" It's raining cats and dogs "
("Il pleut des chats et des chiens").
Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchaitles objets ou les bestioles de tomber dans la maison.
C'était un vrai problème dans les chambres à coucher où les bestioleset déjections de toute sorte s'entendaient à gâter la literie.
C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliersafin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection.
Ainsi est né ...
l'usage du ciel de lit
bien évidemment, les plus pauvres devaient s'en passer...
Le pain était divisé selon le statut social.
Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie et les hôtes recevaientla croûte supérieure, bien croquante.
À cette époque, on cuisinait dans un grand perpétuellement suspendu au-dessus du feu.
Chaque jour, on allumait celui-ci, et l'on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron.
On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande.
On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron.
Celui-ci se refroidissait pendant la nuit et le cycle recommençait le lendemain.
De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron...
Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain.
Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture,ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme)et il n'était pas rare qu'on en meure.
Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb.
Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours !
Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n'était pas rare qu'on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre.
Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s'assemblait pour boire un coup en attendant que l'olibrius revienne à la conscience ...
d'où l'habitude de la veillée mortuaire.
La Grande-Bretagne est en fait petite et à cette époque, la population ne trouvait plus de places pour enterrer ses morts ; du coup, on déterra des cercueils et on les vida de leurs ossementsqui furent stockés dans des bâtiments ad hoc afin de pouvoir réutiliser les tombes.
Mais lorsqu'on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s'aperçut que 4 % d'entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu'on avait enterré là quelqu'un de vivant.
Dès lors, on prit l'habitude d'enrouler une cordelette au poignet du défunt reliée à une clochette à la surface du cimetière ; et l'on posta quelqu'un toute la nuit dans les cimetièresavec mission de prêter l'oreille et c'est ainsi que naquit là l'expression ...
« sauvé par la clochette ».
C'est une grenouille en marbre sculptée sur un bénitier à l'entrée de la cathédrale de Narbonnequi est à l'origine de l'expression imagée ...
Chaque année, la semaine précédent les vacances d'hiver,
le "Père Noël" rend visite aux écoliers
de par chez nous et leur offre des friandises
dont la fameuse coquille de Noël, typique du Nord !
Pour chaque enfant de maternelle,
outre les douceurs, un livre leur est remis.
A une époque , la même tradition existait déjà ...
et j'ai eu le bonheur de retrouver, dans une brocante,
un écrit de cet inspecteur de l'école primaire,
Edouard Jauffret (1900-1945)
tiré d'un de ses livres "Au pays bleu" "Roman d'une vie d'enfant"
qui nous fait revivre son enfance tout au long de ses lignes, dont ..
La visite du père Noël
"J'avais essayé de rester éveillé jusqu'à sa sortie de la cheminée, la nuit où le père Noël descend dans les maisons.
J'avais essayé, oui …. mais le sommeil m'avait pris bien avant.
Or, je l'ai vu hier, le père Noël, et tous mes camarades l'ont vu aussi, car il est venu à l'école maternelle !
Mlle Minaud avait invité nos mamans.
Au milieu de la grande salle se dressait un pin; dont les branches portaient des boîtes mystérieuses.
Nous avons chanté "Mon beau sapin", puis "Noël Noël!".
Et les mamans nous ont applaudis, comme de véritables artistes.
A ce moment, quelqu'un a frappé à la porte.
L'air surprise, Mlle Minaud a demandé : "Qui est là ?"
Une grosse voix a répondu :
"Ouvrez ! Ouvrez ! C'est moi.
- Mais qui, "vous" ?
- Ouvrez, ouvrez, vous dis-je !"
Mme Minaud a ouvert, et le père Noël est apparut !
Le père Noël avec sa longue barbe blanche, son grand bonnet, son vaste manteau et sa hotte.
Nous ouvrions tous les yeux ronds. Moi, j'avais même peur, un peu.
Souriant, le père Noël s'est avancé, Il s'est débarrassé de sa hotte et il a dit :
"Mes chers enfants, chères mamans, chère Mlle Minaud, la nuit dernière j'ai attaché des jouets aux branches de ce pin. Mais tout à l'heure, en passant sur un nuage au-dessus de la "maternelle", j'ai entendu de jolies chansons, j'ai compris que c'était la fête, et je suis venu distribuer moi-même les jouets.
Alors, il nous a appelé un à un, par notre nom, comme s'il nous avait toujours connus.
Il nous a remis à chacun une boîte. Dans la mienne, il y avait un bateau à voile.
Adèle a eu un poupon qui ferme les yeux, et Robert un train qui marche tout seul….
Quand il eut fini, le père Noël sortit de sa hotte des oranges, des mandarines, des dattes qu'il nous distribua ; puis il serra gentiment la main à tous et partit en disant :
"Soyez bien sages les enfants . A l'an prochain !"
Mais il fallut se séparer. Nous défilâmes devant Mlle Minaud, pour lui dire au revoir.
Alors Jacques, qui était le dernier, et dont la maman n'était pas venue,
tira de son panier la plus belle des oranges que lui avait offertes le père Noël.
Avec un bon sourire, il dit doucement :
"Mademoiselle, le père Noël vous a oubliée, et vous n'avez rien eu, mais cette grosse orange-là sera pour vous.
Vous la voulez bien, n'est-ce pas ?"
Mlle Minaud a paru fort étonnée.
Puis lentement, elle s'est décidée à prendre l'orange, et elle a embrassé Jacques par deux fois.
Mais - le croiriez-vous ? - quand elle a levé la tête, il y avait des larmes dans ses yeux".
Vous retrouverez la biographie de cet auteur attachant en suivant ce lien …
"Le potage" ... dit le grand gastronome Grimod de la Reynière,
est au dîner, ce qu'est le portique à un édifice".
L'élément premier de cette préparation est le pot, dans lequel au Moyen âge, on cuisait ensemble de la viande ou du poisson avec des épices et souvent du vin.
Dès cette époque, il existe une grande variété de potages.
Sous la Renaissance, on se tourne délibérément vers l'Italie, en mitonnant des potages aux pâtes d'Italie.
Au XVII è siècle, on nomme également potage toute la substance du pot au feu.
Ces potages transmettent le profil des produits de nos régions :
Garbure en Béarn, Cotriade nantaise, Tourin en Armagnac, Chaudrée en Charente, Bouillabaisse à Marseille, Bourride en Normandie, Soupe à l'ail au Nord. ....
Plus distingué, le potage ne doit pas être confondu avec la soupe,
que l'on identifiait à la tranche de pain trempée généralement dans un bouillon.
Les Parisiens, friands de soupe à l'oignon, en feront au XIX è siècle
le bouillon démocratique par excellence, savouré par les bons républicains
................................
De quoi vous réchauffer ....
Surprenantes les superstitions
qui entourent les soupes et potages ...
- On dit en Touraine que manger la soupe fait venir les retardataires.
- Dans la région Nord ,on dit que la soupe fait grandir.
- Aux Etats-Unis, que la jeune fille qui boit de la soupe avec la louche ne sera jamais mère.
- Le plus apprécié, c'est le bouillon du Mardi gras.
Si on en jette au plafond et sur les murs, on chasse de la maison mouches et moustiques pour toute une année .
(j'avoue que je n'ai jamais essayé (lol)
- En Gironde, on verse le bouillon du Mardi-gras au pied de chaque arbre en disant
"tu te souviendras du bouillon gras de Mardi gras".
Généralement, on attribue aux bouillons de légumes et de viande des vertus vivifiantes.
- Le bouillon de poule donne tant de vitalité qu'il pourrait faire danser les moribonds. ( Vous m'en dire tant !)
Pour fêter la 47 ème foire à l'ail près de chez nous à Locon,
(fête rurale et villageoise au cours de laquelle les producteurs locaux vendent ail, oignons et échalotes dans un cadre champêtre).
Je vous invite à remonter le temps concernant cet aromate ...
L'ail : un mot singulier dont le pluriel est "aulx".
En botanique, c'est pourtant la famille des "ails" qui regroupe plusieurs plantes utilisées comme condiments : échalote, ciboule, oignon, poireau.
Depuis la haute Antiquité, l'ail fait couler beaucoup d'encre.
Il apparaît dans l'Histoire avant même l'écriture.
On a retrouvé sa trace dans les tombeaux égyptiens du plateau de Guizèh vieux de plus de quarantes siècles.
Selon Aristophane, poète grec qui vivait quatre siècles avant Jésus-Christ, l'ail était utilisé comme "dopant" par les athlètes pendant les jeux Olympiques.
Les intendants de l'armée romaine donnaient des forces aux légionnaires en les nourrissant d'ail et de fromage.
Faciles à transporter, nutritifs et roboratifs, de bonne conservation, ces deux aliments ont sans doute franchi les Alpes dans la musette des soldats de la conquête des Gaules.
Amateurs de jeux, les Romains donnaient aussi de l'ail aux coqs de combat pour corser l'intérêt du spectacle.
La petite histoire raconte qu'Henri IV, "baptisé à la gousse d'ail", imposait à ses conquêtes une haleine fortement alliacée.
Ce qui ne l'empêcha pas d'être surnommé "le Vert Galant".
En médecine moderne, Louis Pasteur démontra que le jus extrait des caïeux tuait les microbes.
Pour clore ce chapitre, signalons que certains comédiens luttent contre le trac en avalant, avant le spectacle, un sandwich au saucisson à l'ail.
Dur pour leurs partenaires !
Certaines personnes se plaignent de ne pouvoir digérer cet aromate ...
Pour supprimer cet inconvénient et manger l'ail sans crainte,
il suffit d'ôter le germe vert au centre de la gousse.
Et pour effacer l’odeur tenace …
croquez un grain de café ou mâchez un brin de persil
ou encore lavez-vous les dents avec un dentifrice à la chlorophylle.
Un petit truc pour peler une gousse d’ail si son enveloppe ne se détache pas facilement.
Poser la gousse à plat, appuyer la lame d’un couteau (à plat) et donner un coup sec.
La peau se brisera facilement.
Si vous désirez un goût très fort,
passez l’ail au presse-ail ou à la moulinette électrique.
Pour un goût subtil,
hachez au couteau.
Direction soins avec l'ail ...
Petites égratignures, brûlures ou coupures?
Voici un antiseptique facile à trouver:
Appliquer directement sur la plaie (lavée au savon et à l’eau tiède) de l’ail cru écrasé ou du jus d’ail en imbibant une compresse de gaze.
L’ail contient de l’allicine qui est bactéricide puissant.
Et pour les amateurs,
petit rappel de cette fameuse recette de
la soupe à l'ail de ce bas-pays d'Artois.
Soupe à l'ail "loconoise".
Dans 1,5 litre d'eau froide, versez l bol d'ail épluchée, 500 g de pommes de terre et 500 g de tomates. Salez et poivrez .
Cuisez 1/2 heure et mixez en fin de cuisson.
Vous pouvez servir dans un bol ou une assiette et garnir de pain grillé.
Pour ma part, je la verse dans une soupière (qui peut passer au four) , je garnis de croûtons, je saupoudre de gruyère râpé et je passe quelques minutes sous le grill .
"çà tient au corps" comme on dit chez nous ..
La soupe à l'ail d'Arleux dans le Nord a une variante ...
La tomate est remplacée par la carotte ..
Mon amie Christiane lors d'une de ses escapades et sa flânerie dans les rues de la région Est, nous a fait découvrir les nombreuse enseignes qui ornent les façades des commerces et de certaines maisons.
C'est grâce à sa gentillesse et; ses nombreux clichés qu'elle sait que nous apprécions grandement, que je partage avec vous cette pléiade culturelle.
Un peu d'Histoire ...
Les anciennes enseignes, objets de musée ou
de spéculation ont à peu
près disparu de nos rues,
mais l'oeil attentif découvre parfois,
dépassant d'une façade,
les dernières survivantes d'une mode
qui s'épanouit au XV ème siècle.
Elles servaient jadis à signaler au public une maison, un commerçant et donnèrent souvent leur nom à une rue.
Les sujets représentés étaient d'inspiration très variée : images de saints, figures humaines ou mythologiques, animaux, fruits et végétaux, vêtements, armes, outils, jeux ... et traités en couleurs vives.
Certaines utilisaient le jeu de mots comme "Au lion d'Or" (au lit on dort), "Le Cygne de la Croix" bien connus.
En pierre, en bois ou en métal, abritées dans des niches ou supendues à une potence, leur nombre proliféra comme grandirent leurs dimensions et leur poids en fonction des rivalités commerciales.
D'où le bruit quand le vent soufflait et le danger pour les passants.
En 1761, l'intendant de police M. de Sartines, les fit toutes enlever à Paris et remplacer par des tableaux appliqués sur les murs. Watteau, Chardin, Greuse et plus tard Gavarni et Daumier en signèrent quelques-unes.
Plus tard encore, le numérotage des maisons, la diminution des analphabètes, ôtèrent aux enseignes leur fonction essentielle.
Elles ne disparurent toutefois que très lentement, car on leur attribuait fort justement une valeur décorative.
Elles étaient chères à Balzac qui leur consacra un "Petit Dictionnaire" critique et anecdotique. Ce n'est pas vouloir un retour au passé que de regretter leur disparition.
Sous l'impulsion d'associations de commerçants ou
de municipalités on assiste ici et là à une renaissance
qui vient heureusement complèter le
mouvement général de rénovations des boutiques.
Grand merci à toi mon amie d'avoir
cette pensée amicale pour nous lors de tes sorties.
En début de semaine, je vous parlais des facéties des poules ....
page que vous avez beaucoup aimée ...
J'espère que vous apprécierez de la même manière celle-ci ...
Commençons par...
une histoire dans l'Histoire...
"Les poules de l'Immortel"
Maurice DONNAY (1859-1945) qui s'était retiré dans sa campagne du "Prieuré", s'aperçut un jour, avec un certain déplaisir, que les poules du voisinage envahissaient sa propriété et causaient mille ravages dans ses parterres de fleurs.
Le jardinier voulait s'armer d'un fusil pour chasser les intruses, mais l'académicien montmartrois eut recours à un stratagème beaucoup moins tragique et tout aussi efficace.
Il demande à sa cuisinière une douzaine de beaux oeufs, puis les disposa lui-même sur l'une de ses pelouses à proximité du chemin public.
Quelques paysans voisins passèrent, les virent et répandirent la nouvelle ...
Si bien que les propriétaires des poules, furieux de voir que leurs poules pondaient (soi-disant) chez Maurice Donnay, se décidèrent alors à les garder enfermées chez eux.
Quel autre académicien aurait "trouvé çà ?"
Puis les expressions courantes se rapportant aux poules...
La plupart tiennent à l'aspect de la poule (plutôt que du poulet) ou à son comportement..
- Avoir la chair de poule :
quand sous l'effet du froid, la peau humaine prend l'aspect de la peau de la poule qu'on vient de plumer.
- Une bouche en cul de poule :
une expression suffisamment explicite !!
- Quand les poules auront des dents :
pour désigner un événement ou une chose qui n'arrivera jamais.
- Poule mouillée :
l'expression désigne quelqu'un qui manque d'audace ... pourtant la pluie ne fait pas fuir les poules.
- Une mère poule :
une mère qui protège ses enfants come la poule couve ses oeufs.
- Se lever et se coucher avec les poules :
se lever et se coucher tôt comme le font les poules.
- Une cage à poules :
un logement étroit, comme celui dans lequel on met les poules pour les engraisser.
Et un petit jeu ...
"le quizz des poules"
1) Comment appelle-t-on un poulet femelle ?
A) une poularde
B) une poulette
C) Une poule
2) Comment appelle-t-on un poulet mâle ?
A) Un poulet
B) Un coquelet
C) Un coq
3) Comment écrit-on le nom de ce morceau du poulet qui se situe de chaque côté de sa colonne dorsale ?
J'espère que votre dimanche pascal vous a été agréable
et que vous en avez profité pleinement !
Vous avez aimé cette page il y a quelques années, aussi je me permets de la reposter pour vous qui ne la connaissez pas encore ...
Souvenirs ...
L'histoire que je partage avec vous ... me fait souvenir d'une poulette espiègle qui faisait avec les canards et les oies le bonheur de notre basse-cour d'antan et qui prenait un malin plaisir à fuguer dans le bois près de chez nous.
Elle revenait quelques temps après suivie de ses poussins, alors que l'on l'avions chercher bien longtemps en vain.
Il est arrivé que , certains jours, nous ne trouvions pas ses œufs , et par la suite nous en avons découvert onze dans le creux de la haie de troènes qui bordait le verger (pas tout frais je vous l'accorde) ...
Je vous le disais "espiègle" la poulette !
Jean-Claude Guillemet,
auteur de cette tranche de vie campagnarde qu'il nous conte,
aime la nature, il sait observer et ... raconter ...
"ROGETTE"
Au début, nous l'appelons Roger, croyant qu'il deviendrait un coq mais quand "il" a commencé à pondre, il a bien fallu nous rendre à l'évidence sur nos qualités de sexeurs ... et féminiser son nom.
Rogette était une poule naine, née dans une couveuse de ma fabrication puis élevée dans une poussinière au coin de la cheminée.
Elle a toujours cru que nous étions ses parents ; aussi a-t-elle toujours eu de drôles de manières pour une poule.
Voleter sur la table pour finir le repas de famille, tirer sur les lacets des visiteurs, inspecter les étagères de la maison comme les chats, elle avait même appris à nager sous les directives de ma fille mais là ce n'était pas volontaire et la fessée que la maîtresse nageuse avait reçue avait coupé court à la transformation en poule d'eau de Rogette.
Un matin, Rogette a disparu !
Après des recherches, des appels, des pleurs, nous l'avions retrouvée en train de couver dans la grange sur le haut d'un vieux buffet qui servait à stocker les revues.
Après la naissance de ses petits, elle était devenue une mère fort convenable, arpentant tout le jour le pré avec sa nichée, mais parfois la nostalgie de son enfance la reprenait et elle rentrait dans la maison laissant ses petits en bas des marches "pioupioutant" désespérément jusqu'à ce que son instinct de galine l'emporte sur celui de poule de maison.
Il y a toujours eu des Rogettes à la maison car sur les nichées qu'elle nous a produit, il y avait bien souvent un ou deux poussins qui étaient sa réplique mais plus sauvage car l'imprégnation humaine ne se transmet pas.
La vraie Rogette est morte, victime de sa confiance dans les humains.
Un imbécile a laissé divaguer son chien de chasse qui a dû la prendre pour une perdrix et malgré tous mes soins, sa petite âme de poule est partie rejoindre celle de Hollywood, Sirus, Pataplume ; toutes poules de compagnie qui sont parties une à une dans le ventre du renard ou des chiens errants parce que justement elles ne se prenaient pas pour des poules ...
J'ai choisi aujourd'hui de vous parler du buis ... ce n'est pas tout à fait un hasard :
la fête des Rameaux nous rappelle la portée symbolique de ses brindilles qui remplacent dans nos régions les palmes utilisées par les Juifs pour la Pâque et qui bordaient les rues à l'entrée du Christ.
Cet emploi religieux explique leur présence dans tous les cloîtres de monastères puis dans les jardins de curé.
De même que Carnaval marquait la fin de l'hiver,
les fêtes de Pâques marquaient le renouveau printanier.
Elles ont, aujourd'hui, perdu l'essentiel de leur signification :
tout au plus subsiste-t-il des anciennes coutumes.
Souvenirs …
Le dimanche avant Pâques appelé aussi "Dimanche des Rameaux" ou "Pâques fleuries", les enfants de notre région partaient à la messe avec un gros bouquet de buis (rameaux toujours verts) cueilli au jardin prêt à bénir …
Avant la messe, le prêtre bénissait les branchages ...
La messe terminée, sur le chemin du retour, les enfants distribuaient aux personnes âgées qui ne pouvaient se déplacer une branche de ce buis bénit contre une petite "pièce" et en réservaient quelques-unes pour en garnir l'intérieur de leur maison accrochées au-dessus de la cheminée ou au crucifix ou dans l'encoignure d'une fenêtre .
Le buis bénit le jour des Rameaux avait le privilège
de préserver les maisons de la foudre. De la même manière, on protégeait les écuries, les étables et le poulailler.
Il était de coutume en Artois d'honorer les défunts en plantant près de la tombe une branche de buis et il n'était pas rare plusieurs années plus tard, de la voir prendre racine .
On gardait toujours une branche de buis en cas de décès, pour bénir le corps.
Les branches de buis, dans notre région, bénies lors de la fête des Rameaux avait une portée symbolique de protection ...
On trouvait souvent dans les maisons du Nord, deux brins de buis liés en croix, placés juste au-dessus de la porte d'entrée : on disait que c'était pour que les "méchantes gens" ne passent pas le seuil.
Et l'on brûlait traditionnellement les rameaux secs le premier jour du Carême l'année suivante.
Plus coriace que le buis c'est difficilement imaginable (le plus dur après l'ébène).
Son feuillage vernissé et son système racinaire extrêmement ramifié ,'est certainement pas pour rien dans cette robustesse.
Il en existe 70 espèces.
Sa hauteur maximum est de 5 m pour un rayon de 5 m. On le taille durant les mois d'étés.
A retenir que son bois, son écorce et ses feuilles sont très toxiques.
Le buis sert à fabriquer des instruments de musique, des instruments scientifiques, des peignes etc. …
A l'époque de la Rome impériale, l'écrivain Pline l'Ancien aimait donner aux buis de son jardin des formes curieuses ou amusantes, une pratique (l'art topiaire) qui traversa les siècles et les continents.
Aujourd'hui, il est courant de voir dans les parcs des buis en haies serrées formant un labyrinthe végétal ou d'autres dont le feuillage a été géométriquement taillé.
Il me reste à évoquer deux petits
inconvénients notoires du buis ...
Il attire les escargots et son odeur évoquent les lieux fréquentés par les chats.
Mais les amoureux du buis vous diront qu'elle participe justement à leur beauté, par les évocations d'enfance qu'elle suscite...
"Nostalgie quand tu nous tiens …
Apprécions ces citations ...
"Des bordures de buis rigoureusement taillées y dessinaient des cadres où se déployaient, comme sur une pièce de damas, des ramages de verdure d'une symétrie parfaite".
(Théophile Gautier)
Bien qu'il ne vit dans la nuit ni les buis ni les fusains,
il devinait leur feuillage sombre par leur odeur amère".
Quand un étranger vient dans le Nord ... Il pleure deux fois : le premier jour ... et celui où il repart ! (dicton ch'ti)
Native du Pas de Calais comme toute ma famille ...
Je suis heureuse et fière quand je voyage et lorsque je commence à parler …. que l'on me dise "tu as l'accent ...tu es une chtimi, toi … !"
Et pourtant, certains amoureux du patois du Nord n'aiment pas beaucoup ce surnom qui nous est donné par les habitants des autres régions de France.
Alors, je vous livre le secret ou plutôt l'origine de ce surnom
"ch'timi".
Au cours de ce formidable brassage de population qui eut lieu pendant la guerre 1914-1918, les soldats appelés poilus des différentes provinces de France eurent l'occasion de se côtoyer longuement.
Ils prirent l'habitude de s'attribuer mutuellement des sobriquets collectifs en fonction des secteurs d'où provenaient leurs compagnons.
Les gens du Nord, réputés dans leur parler par leur "ti" et leur "mi" employés à la place de "toi" et "moi",
et leur manière de prononcer "ch'ti-chi" ou "ch'ti là" pour "celui-ci" ou "celui-là", se virent qualifiés de "ch'timi" par les autres soldats.
Dans le roman de Roland Dorgelès, "Les croix de bois" (1919),
l'auteur parle "... du gars du Nord, ch'timi aux yeux d'enfant"...
C'est la première apparition de notre surnom dans la littérature.
Rentrés dans leurs foyers, après la guerre, les poilus de France et de Navarre se chargèrent de la diffusion de ce sobriquet attribué aux gens du Nord et à leur curieux langage.
Et oui ! au lieu de dire "comment" on dit "hein" !
Et je termine avec ce guide indispensable
écrit par "Franck Van der Velde" pour ..
- connaitre les ch'tis et découvrir leur riche culture.
- pour apprécier leur cuisine et entonner les meilleures chansons de par chez nous.
- pour raconter leurs blagues préférées.
- pour vous repérer dans ces étranges terres du Nord.
- pour parler le langage ch'ti grâce à un manuel de conversation au bureau, au stade ou au café.
Ce manuel vous permettra de "survivre" dans le Nord et de faire un drôle et passionnant voyage …
Si vous voulez goûter à "notre parler ch'ti" ...
voici pour vous la recette de la "soupe au lard" …
Qu'il est agréable de rédiger ses cartes de vœux en cette période ...
Mais saviez-vous que ...
La tradition d'échanger des vœux entres voisins lors de la période de Noël est très ancienne.
La coutume d'envoyer des cadeaux et des signes au Nouvel An date de la haute antiquité.
Les Egyptiens s'offraient des flacons...
Le premier jour de janvier, les Romains s'échangeaient des voeux et des présents...
Pendant longtemps on échangeait entre amis et voisins des voeux de Noël et de Nouvel An par les lettres remises de main en mains.
Au début du XIXe siècle, les anglais n'ont plus le temps d'écrire toutes les lettres de voeux à Noël.
Aussi, Sir Henry Cole, fort occupé, fait confectionner en 1843 les premières cartes gravées de Noël : il n'a plus qu'à ajouter son nom et celui de son destinataire.
La toute première est dessinée par John Calcott Horsley, elle fut imprimée en lithographie.
Une trentaine d'années plus tard, c’est la lithographie en couleur à bas prix et le développement du service postal que le marché des cartes de vœux va prendre son essor.
Jusqu'aux années 20, la carte de visite était la plus utilisée en France, mais elle a cédé la place à la véritable carte de vœux.
Les reproductions de tableaux étaient les plus utilisées, avant les paysages de neige ... tandis que les cartes humoristiques font une timide apparition.
Si vous souhaitez respecter les règles du savoir vivre, envoyez vos cartes avant la fin janvier.
Aujourd'hui les cyber cartes ont pris le relais et permettent d'envoyer rapidement, à peu de frais et sans délais postaux, des cartes originales et multimédia.
petit voyage gastronomique à la cour des grands du temps jadis .
Régalez-vous à la table des souverains !
"De la France à la Russie, les grands de ce monde se régalaient de mets savoureux et raffinés".
Par Jean-Marc Albert (historien)
Au temps de Marie-Antoinette
"Le 24 décembre, journée austère, les souverains assistaient à trois messes.
Ils se rattrapaient le 25 avec un repas où était servi du chapon.
Aux fêtes de fin d'année, Marie-Antoinette (1755-1793) recevait une vingtaine de convives.
De santé fragile, elle avait un appétit d'oiseau et buvait très peu de ce champagne qui coulait à flots grâce à Dom Pérignon!"
Au menu, des huîtres, des volailles, canards ou canetons rôtis avec une sauce à l'orange car le sucré-salé était tendance.
"Après les fromages, qui provenaient de la laiterie de la reine, on dégustait les fruits du potager du roi et une farandole de desserts : poires pochées, mousse au chocolat, macarons, dragées et fruits confits."
Au temps de la reine Victoria
La reine Victoria (1819-1901) avait, paraît-il, un bon coup de fourchette et Noël était sacré.
Elle aimait la dinde rôtie et le Christmas pudding.
"C'était un mets très politique, car à l'époque, il était composé d'un ingrédient de chaque pays du Commonwealth.
Sa majesté avait fait sienne les coutumes de ses voisins.
A l'Irlande, elle avait emprunté le saumon, le sapin de Noël, le verre de whisky posé sur la table pour le Père Noël et les carottes pour ses rennes !"
Au dîner, les convives se régalaient de consommé de volaille ou de tortue (le plus prisé), de dinde fourrée de farce végétale, de petits légumes et, bien sûr, de ... pudding.
Au temps d'Yvan le Terrible
Depuis qu'Yvan IV de Russie le Terrible (1530-1584) l'a découvert, le caviar est de toutes les fêtes,
la vodka aussi.
"A Noël, on suit la tradition des trois toasts : le premier est porté à l'amour, le deuxième au lieu où l'on festoie (selon la tradition on tape le verre sur une fenêtre) et le troisième à l'amitié entre les peuples.
A table, les Russes qui n'aiment pas attendre, apprécient les multiples zakouski (amuse-bouche), avant de savourer le koulibiac (feuilleté de saumon et petits légumes)".
Au temps de Guillaume 1er
"A la cour de Guillaume 1er (1797-1888), on consomme les produits de la chasse.
A Noël, c'était le chevreuil rôti et le maître de céans donnait à chacun le morceau qui lui était dû en fonction de son rang."
Très prisées aussi, les viandes hachés, marinées, les tourtes, le chou rouge et la génoise roulée.
Pas de choucroute au menu car c'est une tradition bavaroise.
("Secrets des festins royaux" : Jean-Marc Albert, historien de l'alimentation.)
Chaque cour avait ses mets préférés mais le maître-mot c'était "bombance" !
Sommes-nous plus raisonnables de nos jours ?
Pour la petite histoire ... ......................
"Pourquoi une dinde à Noël" ?
Découverte par Christophe Colomb en arrivant en Amérique, la dinde appelée dans un premier temps
"poule d'Inde" puisque les colons pensaient être en Inde,
a remplacé pour le repas de Noël, à partir du XV è siècle,
le poulet trop petit pour nourrir toute une famille ou l'oie moins économique que la dinde.
Elle a été servie sur les tables royales, à commencer par Charles VII. ..