Bonjour mes amis ...

J'espère que vous avez passé un doux week end "cocooning" vu la météo si maussade !
Pour vous réchauffer , retrouvons-nous au coin du feu d'une manière originale ......
L'an passé, je vous parlais de la place des cheminées
dans la vie quotidienne d'antan ..
petit clic pour retrouver la page sur … cheminées du temps passé
Aujourd'hui, je vais vous conter l'histoire d'une coutume originale mais
pour le moins étrange, observée naguère …
dans les coins retirés du Pays de Galles…
"A ces époques des grandes cheminées, on croyait que faire passer un cadavre par l'huis portait malheur et, comme les fenêtres étaient généralement trop petites, on hissait le cercueil - et son occupant- par la cheminée.!
Il suffit d'avoir vu la grande cheminée d'une ferme galloise pour se rendre compte qu'elle pouvait laisser le passage à un très grand cercueil.

La mésaventure ci-dessous a, aussi, été rédigée par l'écrivain anglais "John Seymour"
dans son livre "Arts et Traditions de la maison"

Je vous invite à suivre son 'expérience" :
"Dans ma propre maison j'ai eu une de ces immenses cheminées ainsi qu'une plus petite, de taille normale qui servait pour une cuisinière "Aga".
La grande fête de notre calendrier, au pays de Galles était "Hen Nos Galan" l'ancien nouvel an, qui avait lieu le 13 janvier.
Donc, un certain 13 janvier, je me trouvais dans in bien triste état (les libations duraient toujours la nuit entière) lorsque, comble de malheur, la cuisinière "Aga" se mit à fumer :
La cheminée était bouchée.
Je grimpai sur le toit et tirai plusieurs coups de fusil de chasse dans la cheminée.
Cela remplit, au-dessous, la pièce de suie, mais n'eut strictement aucun effet sur le bouchon.
Arriva un voisin qui, me voyant
en cette situation, alla chercher une botte de houx.
Je fis descendre une corde dans la cheminée et il attacha le houx à l'extrémité.
Mais comme il était dans le même état que moi, il ne la fixa pas assez solidement.
En conséquence, lorsque j'eus tiré la botte de houx jusqu'à mi-hauteur du conduit, elle se détacha de la corde et retomba.
Mon ami repartit chez lui et revint, cette fois avec du matériel de ramonage.
Fixant le hérisson au bout des tringles, il l'engagea dans la cheminée.
"Fais tourner les tringles!" lui criai-je à travers le conduit, voulant lui signifier qu'il devait les tourner dans le sens des aiguilles d'une montre pour ne pas dévisser l'assemblage.
Il les tournait consciencieusement, mais, hélas, en sens inverse. Inutile de vous dire que le hérisson rejoignit la botte de houx.
Aux grands maux les grands remèdes.
Après nous être rafraîchis avec une chope de bière maison, nous remontâmes sur le toit, munis, cette fois, de quinze litres d'essence afin d'essayer de percer le bouchon de suie en le brûlant.
Ne réalisant pas que la cheminée était encore très chaude, nous versâmes l'essence dans le conduit sans autre cérémonie.
Comme nous regardions par l'ouverture pour voir s'il se passait quelque chose avant d'y laisser tomber un bout de papier enflammé … nous fûmes projetés en arrière par une violente explosion.
La maison trembla, nos sourcils furent soufflés et nous ne sûmes jamais ce qu'il était advenu de la botte de houx et du hérisson.
Quoiqu'il en soit, la cheminée fonctionna ensuite parfaitement!".

Pour la petite histoire … le ramonage "archaïque" à ces époques reculées ...
Il y a bien des années, dans les maisons où l'on ne pouvait faire appel au ramoneur,
on inventait des méthodes de ramonage plus ou moins orthodoxes.
Par exemple on jetait une poule ou une oie vivante dans la cheminée :
en battant des ailes, le volatile décollait toute la suie !
Ceux qui avaient plus de prévenance envers leur basse-cour faisaient descendre dans le conduit
une corde sur laquelle on avait noué, à mi-longueur, une botte de houx.
Puis mari et femme, l'un en haut et l'autre en bas de la cheminée,
tiraient alternativement sur la corde pour que le houx gratte la paroi du conduit.
Celui-ci finissait par être débarrassé de toute la suie.

