Faisons la différence entre potiron et citrouille :
La citrouille est de forme ronde et de couleur orangée.
Son pédoncule est dur et fibreux.
C'est elle que l'on utilise à Halloween.
Quant au potiron( il en existe plusieurs variétés)
il est plus ou moins aplati :
sa couleur va d’un orange rougeâtre au vert foncé.
Son pédoncule et tendre et spongieux.
Le potiron est plus fin, plus savoureux et plus sucré
que la citrouille qui est filandreuse.
Dans le language courant, ces deux termes sont souvent confondus.
Je vous invite aujourd'hui
à retrouver ce "légume fruit"
avec un dessert que l'on réalisait par chez nous
lorsque j'étais enfant !
Les saveurs de l'orange et de la noix
rehaussent le goût discret du potiron.
"La compote d'automne".
il vous faudra (pour 4 pers.) :
700 g de potiron - 4 cuillerées à soupe de vergeoise (cassonade) - 2 cuillerée à soupe d'eau - 2 cuillerées à soupe de jus d'orange - 1/2 cuillerée à café de cannelle en poudre (selon goût) - 40 g de cerneaux de noix concassés (à l'aide d'un pilon ou d'un rouleau à patisserie) ou mixés (plus plaisant pour les enfants) -
Epluchez le potiron, coupez-le en quartiers et supprimez les graines et filaments.
Détaillez la chair en fines tranches, puis mettez-les dans une casserole.
Ajoutez l'eau, le jus d'orange, la cannelle et la cassonade. Couvrez.
Laissez cuire pendant 30 mn à feu très doux en remuant de temps en temps.
Si la consistance finale de la compote ne vous paraît pas assez ferme, poursuivez la cuisson encore 5 mn, en plaçant la casserole sur feu vif et en remuant sans cesse.
Retirez du feu et remuez énergiquement la compote pour en homogénéiser la texture.
Laissez la tiédir, puis répartissez-la dans des coupes.
Parsemez des noix concassées ou mixées juste avant de les présenter.
Chaque jour, il parcourait ses taillis de châtaigniers qui, bien malingres, témoignaient de la lourde prédation des fourneaux parisiens tout proches.
Un après-midi d'été qu'il remontait, tout suant, les lacets de la route de Chauvry, il fit une halte bienfaisante sous un gros chêne, le seul de cette stature à l'entrée de la forêt de Montmorency.
Allongé les yeux vers le ciel, les mains derrière la nuque, Petit-Jean, tout en se reposant, en vint à se demander comment ce gros chêne isolé pouvait bien encore se trouver là ?
Alors le forestier reconstitua mentalement, une à une, toutes les épreuves qui avaient marqué la vie du gros chêne et auxquelles, par chance, il avait pu survivre.
Vers ses trente ans, c'était évident, il avait su échapper à la coupe, au balivage, pour bois de chauffage ; déjà bien formé, il avait dû plaire au régisseur ou au marchand de bois.
Puis, au début du XXe siècle, il avait certainement été sauvé du lotissement ; en vue d'une vaste implantation de bâtisses, on avait projeté de défricher sa parcelle.
Des bordures de trottoirs abandonnées dans la forêt et un pont en Meulière, le "pont du Diable", témoignaient encore de ce projet avorté !
Il faut dire qu'en ce temps-là, la forêt était privée ...
Dans les années 1970, le chêne avait dû survivre de justesse à un foudroyage des caves d'extraction du gypse, qui eut lieu pratiquement sous lui
(l'éboulement fut si violemment ressenti alentour que,
pour cette partie de forêt, l'expérience s'arrêta là).
Quelques années plus tard, l'Equipement déplaça sur l'autre rive de la montée, le bac à salage placé à son pied, car à la longue on jugea que cela pouvait lui porter tort.
Pour finir dans les années 80, il fut martelé un matin de printemps
(le martelage est la marque que les agents des eaux et forêts font avec le marteau aux arbres que l'on veut abattre ou réserver) ...
et démartelé le jour même !
A quoi tient une vie d'arbre ! ...
En l'occurrence, à un désaccord entre forestiers.
Petit-Jean pensa :
"Et te voilà donc !
Avec ton large pourpier, tes 4 mètres de tour de taille, tes 30 mètres de hauteur ...
Ah, tu as fière allure à l'entrée de la forêt ! Mais çà, tu reviens de loin ..."
Reposé, enchanté par sa petite rêverie, Petit-Jean se remit en route ; et, se retournant un instant vers son compagnon d'un moment, il lui déclara tout haut :
"Faut-il que tu sois malin pour avoir surmonté tout çà !".
Le Malin-Chêne
chêne sessile en parcelle 169 de la forêt domaniale de Montmorency,
qui figure au nombre des arbres remarquables d'Ile-de-France ...
(Auteur : Dominique Rozan, chargé de mission au SID de Créteil)
(source : revue "Arborescence" 2001)
(Photos personnelles pour illustrer ce texte)
En vous confiant cette page ....
c'est toujours avec le même plaisir que je vous retrouverai lundi, mes amis !
Une pomme rubiconde se pavanait, proclamant qu'elle était le plus beau de tous les fruits du monde, le plus tendre, le plus charmant, le plus sucré, le plus suave. Ni la mangue, ni l'agave, le melon délicieux, ni l'ananas, ni l'orange, aucun des fruits que l'on mange sous l'un ou l'autre des cieux, ni la rouge sapotille, la fraise, ni la myrtille n'avait sa chair exquise et sa vive couleur. On ne pourrait jamais lui trouver une soeur. La brise répandait alentour son arôme et sa pourpre éclatait sur le feuillage vert. "Oui, c'est vrai, c'est bien vrai !" dit un tout petit ver blotti dans le creux de la pomme.
Septembre, c'est aussi le mois de la rentrée des classes.
Remontons le temps pour savoir ce qui a changé en 65 ans ...
à première vue les choses se sont transformées.
Cette transformation profonde ferait presque sourire les jeunes générations, les plus anciens disent que c'était mieux avant...
on ne peut pas dire que c'est mieux aujourd'hui : c'est une autre époque !
L'école, c'est le ciment de l'éducation, un sujet qui ...
agite, qui divise, sur lequel tout le monde a un avis.
La différence nous saute aux yeux, lorsqu'on ouvre une salle de classe des années 50 ; des pupitres en bois alignés, un tableau noir près d'un bureau posé sur une estrade, au milieu de la salle un feu à charbon.
Des odeurs sont restées comme celles de la craie, de l'encre violette, des cartables en cuir, des crayons taillés.
Les porte-plumes pour les pleins et les déliés sont posés devant l'encrier du pupitre avec l'ardoise et le plumier.
Il y avait l'école des filles et une des garçons, séparée par un mur.
C'était la blouse pour tous, souvent même grise pour l'instituteur.
L'entrée en classe se faisait au coup de sifflet, en rangs alignés dans le silence, classe par classe de 45 à 50 élèves sous l'autorité de l'instituteur, maître tout puissant de sa classe, incarnant le savoir et la discipline.
Il fallait avoir son certificat d'études pour un cadeau, un vélo ...
Les années 50, c'est une école tranquille dans un autre monde où la France se relève après la guerre.
L'école de Jules Ferry laïque est obligatoire.
La scolarité dure peu longtemps sauf pour les sélectionnés qui continuaient leurs études jusqu'au baccalauréat.
Les cours commençaient par la leçon de morale puis lecture, écriture, dictée, histoire et géographie de la France, sciences naturelles, mathématiques, calcul, intercalées par des interrogations écrites ou orales devant le tableau noir avec la date du jour.
C'est l'ordre qui régnait en classe. La sévérité était mise en valeur, une discipline exigeante et si on ne les respectait pas, c'était la punition.
Lorsque nous avions bien travaillé, nous recevions des bons points que nous échangions contre des images : 10 bons points = 1 image.
Les récitations et les leçons devaient être apprises par cœur.
Pour nous, c'était le bon temps !!
(Texte de Robert Dégardin dans le journal ...."Le Petit Potin")
Avec ces images "fables de La Fontaine" je vous souhaite une ...
On le guette et on le voit virevolter et se poser un instant,
le temps d'un clic photo et … s'envoler !
Le Papillon
Naître avec le Printemps, mourir avec les roses, Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur; Se balancer sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur; Secouant, jeune encore, la poudre de ses ailes, S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles;
Voilà du papillon le destin enchanté: Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose, Et sans se satisfaire, effleurant toute chose, Retourne enfin au ciel chercher la volupté.
Poète prosateur et homme politique français,
Alphonse de Lamartine (1790 - 1869)
représente l'une des grandes figures du romantisme poétique en France.
Je vous retrouverai demain si le cœur vous en dit .
Le jardin est à son apogée, sous les feux de l'été ...
Baignant dans le soleil de l'été, juillet est un mois de bonheur intense au jardin car,
pour une fois, on peut y passer plus de temps à se reposer qu'à y travailler!
Période de transition, on pense surtout aux vacances. ..
Juillet vous incite à la détente dans un lieu ombragé !
A la campagne, Juillet est un mois riche en récoltes en tout genre ...
C'est l'heure de la "moisson des fruits" au verger...
et le temps des confitures, conserves , liqueurs et apéritifs en tout genre !
Voici mes amis parmi tant d'autres recettes régionales ou familiales celle du
vin de noix ....
Le vin de noix est un apéritif familial savoureux.
Sa recette en est très simple et il se conserve très bien..
Préparez-le entre le le 1er juillet et fin juillet selon les régions pour que les noix
soient formées sans que la bogue (coque) en soit dure et âcre.
Petits conseils : prévoir des gants pour éviter les taches sur les mains provoquées
par le brou des noix qui servait de teinture d'antan.
Préparer le vin dans une bonbonne de 9 à 10 litres.
Ingrédients pour la préparation : - 1 kg de sucre fin ou cristallisé - 4 litres de BON vin rouge - 1 litre d'eau de vie à 45° (ou d'armagnac ou de cognac ...) - 20 à 24 noix vertes - 1 gousse de vanille, 3 clous de girofle, 1 écorce d'orange.
Mélangez dans la bonbonne le vin, l'alcool , le sucre et les épices. Puis, lavez les noix , coupez-les en quatre et ajoutez-les au mélange.
Faites macérer le tout pendant 2 mois en agitant la bonbonne tous les 8 jours.
Filtrez et mettez en bouteilles.
Vous pourrez consommer ce vin de noix le plus tard possible mais souvent dès la Noël,
vous l'offrirez à vos invités en dégustation ou en "cadeau maison".
Sa grosse tête blanche se retrouve souvent en gratin
(avec une béchamelle ... mais au fromage du "Monts des Cats" dans le Nord) …
ou
en vinaigrette sur la table familiale.
Le chou-fleur sait aussi se montrer plus subtil :
ainsi, il sert avec grand talent les veloutés, comme …
La crème de chou-fleur au persil
découverte sur le magazine des jardiniers de France
et dont nous nous sommes régalés !
Pour 4 personnes :
- 1 beau chou-fleur - 1 oignon blanc ou 2 belles échalotes - 1 morceau de beurre - 3 cuillerées à soupe de crème épaisse - 3 jaunes d'œufs - du persil frisé haché selon votre goût - 1 pincée de noix de muscade - sel et poivre -
1) Ôtez les feuilles vertes et le trognon du chou-fleur.
Séparez les bouquets .
Lavez les à l'eau froide .
2) Epluchez puis émincez finement l'oignon et placez-le dans une cocotte
avec le beurre et 3 cuillerées à soupe d'eau.
Couvrez et laissez cuire à feux doux sans laisser colorer l'oignon.
3) Emincez grossièrement le chou-fleur et mélangez-le à l'oignon.
Couvrez et laissez rendre son eau au chou-fleur.
Ajoutez 1,5 litre d'eau et la noix de muscade, salez, poivrez.
Laissez cuire 25 minutes à couvert à feu moyen.
4) Dans un bol, mélangez au fouet les jaunes d'œufs et la crème.
Passez le bouillon au chou-fleur au mixeur , portez de nouveau à ébullition.
Ajoutez-en deux louches dans le mélange crème-oeuf, remuez et versez le reste de la soupe.
Chauffez en remuant au fouet pour épaissir.
5) Servez chaud en ajoutant le persil haché sur le dessus.
Son histoire
Le chou-fleur est originaire du Proche-Orient, où on le récoltait déjà il y a plus de 2000 ans
(le chou-fleur était cultivé en Égypte 400 ans avant notre ère).
Très apprécié dans l'Antiquité par les Grecs et les Romains, il tombe dans l'oubli avant que les Italiens
ne l'introduisent en France et que le jardinier de Louis XIV ne le mette à la mode.
Au XVIIème siècle, enfin la multiplication de sa culture par semis se développe.
C'est grâce à Louis XV que sa notoriété s'est vue assurée.
Comme il en était très friand, toutes sortes de préparations à base de ce légume ont été mises au point,
sous l'appellation «à la Du Barry», en hommage à l'une de ses favorites.
Plus tard le chou-fleur aurait "fleuri" dans le nord de l'Europe
et dans les îles Britanniques, où il est encore fort apprécié.
Le chou-fleur près de chez nous ...
Dans le Pas de Calais, c’est depuis le XIIIe siècle, que le marais autour de Saint-Omer
fournit des légumes aux habitants de la ville, dont le chou-fleur ...
Mais ce n'est que depuis une centaine d'années que les Audomarois exploitent d'une manière intensive
leur marais et exportent leurs légumes en quantité importante.
La terre tourbeuse du marais audomarois est particulièrement favorable à la culture légumière du chou-fleur.
Sa production se fait de mai à novembre.
Certains maraîchers vont encore le récolter en bacôve ...