Petit clin d'oeil dans la continuité de ma pause, les amis avec une pensée empreinte d'émotion pour tous ceux et celles qui sont dans la tourmente des incendies catastrophiques .
Je vous invite à retrouver les fleurs qui ont embelli le jardin dans la première partie de juillet .
Depuis, la sécheresse a eu raison de certaines d'entre elles mais les clichés demeurent pour notre plus grand bonheur.
(Cosmos)
(Eschscholzias)
(Hibiscus)
(hortensias)
(Marguerites)
(Rudbeckias)
(Onagres)
(Pavots)
Si vous êtes de notre région ou si vous passez par chez nous ...
N'hésitez pas à vous rendre à la ...
... Foire à l'ail de Locon
"à quatre kilomètres de Béthune" dans le Pas de Calais .
où vous pourrez passer une journée très sympa.
Pour ceux qui le désirent, le progamme se trouve sur ce site...
Dans leur environnement verdoyant, ils nous ont reçus en toute convivalité ((sourires, conseils, échanges et petites douceurs sous la tonnelle).. et c'est avec bonheur que nous avons découvert les mises en scène "campagnardes" de leur jardin ...
Tous les ans de nouvelles créations et plantations sous l'ombre des grands et superbes arbres qui prennent de l'ampleur et changent totalement l'atmosphère.
Les photos s'en ressentent et sont assombries , car malgré un soleil radieux ce week end là, l'ombrage y était bien présent... bénéfique pour nous mais pas idéal pour les clichés.
Merci Marie Ange et Jean Pierre pour votre créativité, votre gentillesse et votre accueil.
Les amis, j'espère que cette visite rafraîchissante vous aura permis de vous détendre en toute sérénité.
Belle semaine par chez vous et surtout soyez prudents par cette canicule.
Si vous avez des aromatiques en votre jardin, profitez en ce moment pour réaliser, au gré de vos inspirations des vinaigres aromatisés qui agrémenteront à merveille vos recettes.
Les aromatiques vont peu à peu communiquer leur arôme au vinaigre et donneront un assaisonnement délicatement parfumé .
Petit conseil :
Tout d'abord, pour obtenir un bon résultat, il est primordial de choisir un vinaigre de qualité et de bien doser les ingrédients.
Afin d'avoir un grand choix, utilisez des petites bouteilles de 50 cl .
Partons en cuisine pour ces recettes de vinaigres aromatisés ...
A l'estragon :
Faites sécher légèrement 5 branches d'estragon en les suspendant pendant 4 à 5 jours dans un endroit aéré et à l'ombre.
Ensuite, dans une bouteille à large goulot, glissez 2 petits oignons rouges épluchés, l'estragon, et versez environ 50 cl de vinaigre de vin blanc. Bouchez hermétiquement, puis laissez macérer 2 mois avant utilisation .
Au basilic :
Procédez à la base comme pour le vinaigre d'estragon mais avec 5 branches de basilic, 10 grains de poivre et 50 cl de vinaigre de vin rouge.
A la sauge :
Ptocédez de même en utilisant cette fois 2 branches de sauge, 10 grainds de poivre noir et 50 cl de vinaigre de vin rouge.
A la ciboulette :
Cueillez une vingtaine de brins de ciboulette par temps sec et laissez-les sécher 4 ou 5 jours à l'ombre dans un endroit aéré. Versez 50 cl de vinaigre de vin rouge dans une bouteille et glissez-y la ciboulette et 12 grains de poivre noir. Bouchez hermétiquement et laissez macérer 2 mois avant utilisation.
Vinaigre "millaromes" :
Dans un bocal, versez 50 cl de vinaigre de vin rouge, ajoutez 3 branches d'estragon, 3 brins de persil plat et 3 brins de cerfeuil (toutes ces herbes ayant séché quelques jours dans un endroit aéré), 6 grainds de poivre noir, 1 gousse d'ail , 2 échalotes pelées et 1 clou de girofle.Fermez le bocal.
Après 2 mois de macération, filtrez la préparation dans une bouteille.
A l'échalote :
Introduisez dans un bocal 8 petites échalotes épluchées, 1 branche de thym, 3 feuilles de laurier et 8 grains de poivre noir. Versez 50 cl de vinaigre de vin blanc. Fermez le bocal et laissez macérer 2 mois.
Vous apprécierez ce vinaigre à l'échalote dans une simple salade verte ou salade de tomates.
Quelques conseils
pour prolonger la durée de vos herbes aromatiques :
Après les chaudes journées de Mai, la pluie bénéfique pour la nature s'est invitée au jardin .
Les fleurs et la végétation se perlent ...
Ma sœur la Pluie,
La belle et tiède pluie d'été, Doucement vole, doucement fuit, A travers les airs mouillés.
Tout son collier de blanches perles Dans le ciel bleu s'et délié. Chantez, les merles, Dansez, les pies! Parmi les branches qu'elle plie, Dansez, les fleurs, chantez les nids; Tout ce qui vient du ciel est béni.
De ma bouche, elle approche Ses lèvres humides des fraises des bois; Rit, et me touche, Partout à la fois, De ses milliers de petits doigts. Sur des tapis de fleurs sonores, De l'aurore jusqu'au soir, Et du soir jusqu'à l'aurore, Elle pleut et pleut encore, Autant qu'elle peut pleuvoir.
Puis, vient le soleil qui essuie, De ses cheveux d'or, Les pieds de la Pluie.
CH. VAN LERBERGHE (Poète belge)
Bon week end les amis,
en souhaitant que le soleil soit de retour par chez vous !
Et voilà, il refait surface …. redouté des jardiniers ...
Le liseron ...
Persévérant, infatigable, rampant et grimpant..
Il repousse inlassablement après le passage de la tondeuse.
Comme le lierre il aime enlacer toute végétation à proximité ou courir et couvrir champs et jardins.
Chaque plante volubile s'enroule dans un sens déterminé par l'espèce.
Ainsi le houblon, le chèvrefeuille et la glycine du Japon tournent toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, alors que la haricot d'Espagne, la glycine de Chine et le liseron tournent dans le sens inverse.
Un fragment de ses racines enfoui et le voilà qui parcoure plusieurs mètres avant de ressurgir là où on l'attend le moins ... à travers le bitume, le bêton ... ou enroulé au grillage ... aux tiges de vos fleurs ou de vos arbustes ...
Le liseron en vient à étrangler les plantes chétives.
Ces interminables réseaux de racines sont d'ailleurs nommés par les jardiniers "boyaux du Diable" c'est peu dire .
avec la simplicité de ce bouquet de pivoines et seringa double
pour égayer cette journée !
Je vous parlerai aujourd'hui ...
des araignées qui "sont à la fête" au jardin
que ce soit au printemps, en été et en automne!
Avez-vous remarqué l'ornement du matin de leur toile quand il y a du soleil et de la rosée ou de la pluie; des perles de cristal soulignent, en points irisés, leur dessin géométrique.
La toile d'araignée des jardins est un véritable chef-d'oeuvre d'architecture.
Elle va lui servir à la fois de piège, de garde-manger et d'abri.
Le toile est plus fine que la plus précieuse étoffe, la rosée du matin la fait scintiller au tout premier rayon de soleil ...
On dit que c'est elle qui inspira les rosaces des cathédrales.
Vous avez déjà vu une toile d'araignée,
mais l'avez-vous observée avec attention ?
Regardez comment l'araignée tisse sa toile.
D'abord elle "construit" le premier fil, celui qui sera la charpente de sa toile ; elle secrète une substance qui durcit à l'air.
Lorsque le fil est assez long, le moindre souffle d'air suffit à le déplacer.
L'araignée met 2 ou 3 heures pour tisser sa toile, et il lui a fallu secréter environ 75 m de fil ...
Cette toile lui sert de piège à insectes.
Prévenue par un fil qu'un insecte est pris, elle arrive immédiatement, paralyse ou dévore l'imprudent.
Lorsque la proie attrapée est de trop grande taille, elle la met quasiment en "conserve" en l'embobinant, vivante, dans des fils très fins.
L'araignée possède 8 pattes. De même elle a 8 yeux cependant, elle chasse surtout en percevant les vibrations avec ses pattes.
L'épeire à 4 points, pond en septembre environ 900 oeufs qu'elle emballe dans un cocon de soie. Les petites araignées naîtront au printemps suivant.
Il existe de très nombreuses espèces d'araignées dans notre pays et chacune a sa toile caractéristique.
Il embaume chaque printemps un coin de notre jardin
et nous enchante par sa blancheur immaculée .
LE SERINGA
le Seringa (ou seringat) est un arbuste rustique qui atteint la hauteur maximum de 5 mètres.
Nous en avons du simple et du double au jardin que nous taillons raisonnablement chaque année après la floraison pour éviter qu'il ne devienne trop imposant.
Il s'acclimate bien dans toutes les régions de France.
Il apprécie le soleil mais supporte la mi-ombre.
On le surnomme "Jasmin des poètes" qui lui vient de son odeur agréable, susceptible d'enchanter les poètes.
Le nom "seringa" rappelle qu'on fabriquait d'antan des seringues à l'aide des tiges de cet arbuste après les avoir évidées de leur moelle.
Dans le langage des fleurs, le seringa est le symbole de la mémoire, sans doute en raison de son parfum très persistant dont on se souvient longtemps.
Les fleurs blanches étincellent comme un coffre à bijoux
Comme une brouette de linge qu’on rapporte du lavoir ...
(Alain Hannecart)
Passez d'agréables moments dans votre semaine les amis.
Par cette journée à la météo mi-figue, mi-raisin ...
je vous accueille de nouveau au jardin côté "aromatiques"
pour entamer une petite balade parfumée ..
Aujourd'hui .................. LE CELERI PERPETUEL
Vivace, cette plante appelée "livèche" ou "ache" est tout simplement notre ..."céleri perpétuel" ...
Pour la petite histoire, l'ache était utilisée depuis la nuit des temps.
C'était un céleri sauvage poussant dans les zones marécageuses.
Depuis l'Antiquité, il est utilisé comme condiment au goût très prononcé pour assaisonner potages et ragoûts.
On en faisait déjà des tisanes aux vertus curatives diurétiques.
Son feuillage vert sombre et ciselé servait à ceindre le front des poètes et des vainqueurs aux jeux du cirque.
Plus tard, la feuille d'ache, stylisée, apparaît sur les chapiteaux gothiques.
Une espèce cultivée , manipulée, deviendra le céleri branche au XVIème siècle.
Le céleri perpétuel, lui, n'est pas très exigeant et offre une culture facile durant des années : Il peut rester en place 20 ans !
Il est très rustique (-15°C) .
la livèche rentre dans la composition des cubes Magi.
Il se ressème tout seul ou division de la touffe , se plait partout ...
Ces feuilles sont très découpées et dégagent naturellement, une forte odeur et sa saveur prononcée n'est pas appréciée par tous.
Et pourtant, ce céleri rehausse les salades (le découper cru très finement) et surtout c'est un précieux condiment pour les soupes de légumes et le pot au feu
(le bouquet garni ne serait pas complet sans le céleri branche) !
Petit conseil :
Employez le céleri perpétuel avec parcimonie car son goût puissant est plus fort qu’un céleri-branche.
Personnellement, je ne saurais réaliser ma soupe à la tomate sans l'agrémenter de quelques feuilles de ce céleri ....
Les tiges se récoltent très tard dans l'année mais à partir de septembre vous pouvez les faire sécher et les conserver, bien sèche, dans un bocal.
Il vous est également possible de les congeler fraîches séparées sur un plateau et mettre en boîtes après surgélation (pour éviter de l'écraser avec d'autres éléments congelés).
Le céleri perpétuel est connue comme un puissant diurétique, il possède aussi des propriétés apéritives, digestives, toniques et antiseptiques.
Jadis, la livèche était prescrite pour soigner les morsures d’animaux venimeux.
Les graines aromatiques de fin de saison sont très parfumées .
Moulues, elles remplacent le sel... mais le vrai sel de céleri ...
c'est un sel fin mélangé avec un tiers de racine de céleri-rave séchées et pulvérisées.
Il aromatise le potage au vermicelle, le jus de tomate ....
Il relève délicatement la saveur de plats de légumes et de sauces.
Vous pouvez en agrémenter le chou-fleur béchamel, les haricots sautés, les macédoines ...
Vous pouvez avec le sel de céleri rehausser également un canard aux navets, un lapin à la moutarde ou un sauté de veau .
Si vous ne possédez pas de jardin, n'hésitez pas à cultiver les aromatiques en petits pots ou en jardinières.
"Imaginez avec quelle fierté vous allez disposer de petits pots de terre, garnis d'herbes aromatiques fraîches, par-ci, par-là sur la nappe à carreaux d'un buffet campagnard ou à côté de l'assiette de chaque convive : d'un coup de ciseaux, de la pointe du couteau, vos invités ravis testeront la saveur de la ciboulette, du cerfeuil, de l'aneth .... sur des canapés beurrés garnis de rondelles de concombre ou de languettes de saumon fumé à moins qu'ils ne soient tentés d'en parsemer de moelleuses tranches de pain de campagne nappées de fromage blanc."
(petit texte extrait du livre "Au jardin des herbes" de Y. Baty-Verni
Retrouvons cette aromatique dont je vous avais vanté les bienfaits lors d'un précédent billet .
Aujourd'hui, je vous parlerai du persildans l'Histoire .
Dans l'Antiquité, il était bien connu : on en tressait des couronnes pour les champions, et surtout on l'utilisait déjà comme diurétique.
De nombreux auteurs l'indiquent pour soulager les douleurs des reins et de la vessie.
Selon la légende, les chevaux de la déesse Junon broutaient quotidiennement du persil, et c'est pour cette raison qu'ils étaient d'une vigueur incroyable.
Très utilisé dans toutes les cuisines depuis des siècles,le persil était considéré chez les Grecs et les Romains, comme un aromate tout autant qu'une plante médicinale.
Il est dit que les conducteurs de chars grecs en donnaient à leur attelages et que cette nourriture avait pour but de les rendre plus rapides.
Mais les Grecs jonchaient aussi leurs tombes avec des tiges de persil et leur expression "avoir besoin de persil" signifiait le stade ultime après lequel "on mangeait les pissenlits par la racine".
Au Moyen âge, on le soupçonnait d'avoir maille à partir avec le diable, et cette plante bien innocente, était chère aux jeteurs de sorts ....
Et pourtant, cette aromatique figurait en bonne place dans les jardins et les monastères où les moines utilisaient ses racines pour traiter les maladies de foie et des reins, notamment la jaunisse et la goutte...
Chez la femme, cette "fine herbe" était réputée soulager les règles douloureuses. Broyées, ses feuilles étaient employées en cataplasme pour arrêter les montées de lait .
Dans de nombreuses régions, on recommande de semer le persil le Vendredi saint, à l'heure de la crucifixion, entre 14 et 15 heures, et surtout de ne jamais le transplanter.
Par chez nous, pour éviter que le persil ne monte en graines, on recommande de le semer le 15 août jour de l'Assomption.
Dans d' autres régions, on conseille de placer les graines sur une bible ouverte et de souffler dessus pour les semer. Cela hâterait une germination toujours un peu capricieuse, car il est dit que "le persil doit aller 9 (2 ou 3 ou 7) chez le diable avant de commencer à pousser".
Un dicton en Tarn et Garonne affirme qu'il faut avoir "bonne main" pour semer le persil.
Dans d'autres régions, on laisse le soin aux enfants de le semer, car il faut paraît-il une main innocente pour réussir le persil.
En Lorraine, des jardiniers affirment qu'il faut avoir de l'argent dans sa poche au moment du semis.
Et pour terminer, il est dit que quelques brins de persil jetés dans l'eau bénite apaisent les sens et chassent les mauvais sorts.
Incroyable comme cette aromatique qui paraît si anodine dans nos jardins ai pu susciter tant de divergences au long des temps...
nous donne un air de fraîcheur dans l'assiette ...
LE PERSIL
Le persil est l'une des aromatiques la plus présente dans notre cuisine : la France, d'ailleurs, en est un grand producteur.
Très tôt déjà, les Romains en ont parfumé leur cuisine et
l'ont fait connaître d'un bout à l'autre de leur empire.
Une manière parmi d'autres de semer le persil ...
De février à août, vous le sèmerez en place, après avoir fait tremper les graines dans de l'eau tiède en les laissant pendant trois jours, ensuite égoutter les semences sur un essuie-tout ou un papier buvard.
Vous obtiendrez ainsi une levée plus rapide.
Vous arroserez régulièrement par temps sec.
Le persil est le faire-valoir d'un grand nombre de préparations culinaires : soupes, court-bouillon, purées, ragoûts, poissons, omelettes et salades.
Il est l'élément essentiel au bouquet garni ainsi que dans le taboulé et également mêlé au beurre pour les toasts ou pour les escargots.
Rappel du beurre d'escargot ...
250 gr de beurre doux bien mou.
1 bonne pincée de sel.
Du poivre blanc
8 belles gousses d'ail hachées
1 échalote hachée
1 bol de feuilles de persil ciselé
Le tout bien malaxer.
Vous pouvez le mettre en rouleau dans un papier alu et
le placer au congélateur pour une utilisation ultérieure .
Le persil accepte toutes les associations, même les plus insolites et entre dans la décorations de nombreux plats .
Rien qu'à le voir on est mis en appétit !
Il en existe trois espèces :
Le persil frisé que je préfére,
le persil tubéreux et le persil plat que l'on prétend plus aromatique.
Le persil est connu pour ses nombreuses vertus médicinales.
Tout est bon dans le persil : la racine que l'on fait sécher au soleil, les feuilles récoltées avant la floraison et les fruits recueillis en secouant les tiges !
Cette "herbe" modeste est extraordinairement riche en vitamines A et C, riche en calcium, en fer et en manganèse.
(sa consommation combat l'anémie, n'hésitez pas à l'ajouter régulièrement à votre alimentation)
C'est un tonique de la circulation sanguine et son infusion (mêlée à la menthe ou la verveine) lutte contre le manque d'appétit, la fatigue, les digestions difficiles.
Quant à mâcher quelques brins, cela a de tout temps été une saine habitude pour rafraîchir l'haleine ou masquer l'odeur d'ail .
Le jus frais est recommandé comme adoucissant et cicatrisant superficiel des petites plaies cutanées (piqûres d'insectes, hématomes, écorchures, gerçures ou épidermes irrités).
Petit conseil :
Pour conserver au mieux ses qualités diététiques, mieux vaut l'employer cru ou l'ajouter en fin de cuisson.
Si vous préférez le déshydrater, effeuillez-le et séchez-le au four à 50°C pendant une heure.
Profitez bien des trésors de votre jardin les amis !
Vous retrouvez cette fleur jaune d'or lors de vos balades le long des chemins et désormais en ville le long des trottoirs et sur les ronds points.
De tout temps,
Le pissenlit
a envahi nos campagnes ...c'est une plante vivace.
Le pissenlit sauvage au Moyen âge, était une herbe glanée dans les "vaines pâtures" concédées aux paysans par les seigneurs.
"Dent de lion", l'autre nom du pissenlit, est issu du terme latin "Dens leonis" utilisé par les apothicaires du Moyen âge à cause de la ressemblance de la plante, aux feuilles dentelées, avec les dents d'un lion.
Comme cet animal, il a un lien avec le soleil et la forme de sa fleur est d'ailleurs très proche des anciennes représentations de l'astre.
C'est d'ailleurs une sorte de baromètre rustique, car l'aigrette duveteuse de son fruit annonce le calme et la tempête et une horloge pour les bergers, parce que sa fleur s'ouvre vers cinq heures et se ferme à vingt heures.
On l'appelle aussi "tête de moine", puisque après l'envol des graines il ne reste qu'une petite boule rasée assez semblable à un crâne chauve, comme il est d'usage dans les confréries monacales.
Très présent en cuisine, je vous propose aujourd'hui ...
Une délicieuse soupe "dépurative" !
Prévoir ...
- 250 g de pissenlits que vous laverez après avoir couper les racines
- 1 oignon ou 2 belles échalotes
- 1 litre d'eau dans lequel vous délayez avec 1 bouillon cube "légumes"
- 1 grosse pomme de terre ou 2 moyennes
- 2 carottes moyennes
de la crème fraîche (facultatif) ou une vache qui rit.
- 1 cuillerée à soupe de beurre
- sel et poivre -
Recette ...
Dans votre cocotte faites revenir oignon, pomme de terre et carottes en petits morceaux, ajoutez sel et poivre et versez 1 litre d'eau.
Laissez cuire 30 mn et ajoutez vos pissenlits coupés menus à ce moment de la cuissonpour garder toutes leurs vitamines et continuer l'ébullition à petit feu 5 mn.
Retirez du feu , mixez et ajouter votre crème fraiche selon votre goût ....
Voilà votre soupe est prête à être dégustée bien chaude
et
vous pouvez ajouter du gruyère râpé
ou des croutons si vous le désirez .
A noter que la couleur de votre soupe dépendra des pissenlits employés.
Appréciez également les pissenlits cuisinés
à la manière des épinards
- pour 1/2 kg de pissenlit, - 1 oignon, - 2 gousses d'ail - sel et poivre.
Lavez et égouttez les pissenlits.
Faites les blanchir quelques minutes dans l'eau bouillante et égouttez-les bien.
Dans une poêle faites revenir, l'oignon émincé et l'ail écrasé.
Ajoutez les pissenlits et faites sauter le tout rapidement.
Salez, poivrez. (pour enlever l'amertune, ajoutez une pincée de sucre en poudre).
Délicieux en accompagnement de viandes blanches.
Régalez-vous et
belle semaine par chez vous!!
Petite pause "famille" quelques jours...
Au plaisir de vous retrouver la semaine prochaine les amis !
elles nous indiquent que le sol est pauvre en calcaire.
Moins il y a de calcaire, plus les pâquerettes abondent.
Rien n'est charmant comme le lait frangé de carmin de ses capitules semés entre les herbes tendres ...
on assure qu'elle s'appellent "pâquerettes" parce que c'est aux alentours de Pâques qu'elle ont le plus de vertus curatives.
Malgré leur taille modeste et leur aspect fragile, elles sont capables de supporter des froids intenses, jusqu'à moins 17°C.
La nuit, ou quand il pleut, elles s'inclinent et se ferment ; le jour, elles suivent la course du soleil, lui présentant leurs gracieux capitules .
Jolies , élégantes et vivaces, elles sont si fraîches qu'un compositeur du siècle dernier "Dupratot" a donné leur nom à l'héroïne gracieuse et naïve de son opéra-comique.
En Angleterre, dès le Moyen-Âge la pâquerette était appelée
"oeil du jour"
(en anglais, pâquerette : daisy)
Vous pouvez mettre quelques pâquerettes dans vos salades : les feuilles ont beaucoup de saveur et les fleurs ont un bel effet décoratif sur votre table.
Ses fleurs et ses feuilles fraîches, écrasées, calment la douleur des contusions et des entorses.
Vous pouvez réaliser une infusion de pâquerettes qui est utilisée contre les affections des voies respiratoires et la constipation...
(20 g de fleurs et de feuilles dans 1 litre d'eau bouillante).
source de ce texte :
"secrets et vertus des plantes médicinales" et livre "du temps de nos grands mères de Sabine jeannin
"les arbres se font une toilette pour passer une robe à fleurs".
De rose, de blanc ou de jaune , les arbrent se parent...
Les prémices du printemps se font sentir
au jardin, en ville et dans la nature
pour notre plus grand plaisir même si
la météo est encore versatile ces derniers temps .
Floraisons des arbustes au jardin ...
(Pommier du Japon, prunier, forsythia, mahonia)
Floraisons en ville
C'est la fin de l'hiver, la nature se réveille,
Le jour se lève plus tôt, déjà les premiers rayons de soleil,
Les arbres se réveillent un à un, ils s'étirent,
On croirait les entendre pousser quelques soupirs, Les branches se coiffent de feuilles,
Sur les cimes, quelques oiseaux se recueillent, Saluant, le grand hiver qui s'en va,
Cet hiver, qui traîne le pas, on pourrait le voir là bas,
Il a fait place à ce moment que nous attendons,
Les fleurs ouvrent les fenêtres secrètes de leurs maisons, Elles vont mettre leurs plus belles toilettes,
Pour nos yeux, elles garderont une voilette,
Pour que nous puissions les contempler, sans les imaginer,
Dans un vase, sur nos tables de salle à manger …. (extrait d'une poésie à l'auteur anonyme)
Si vous êtes jardiniers, vous avez peut-être chez vous cette petite maison de verre ou de plastique … que l'on appelle
une serre
pour réaliser certaines de vos plantations ou les mettre à l'abri ...
Mais en connaissez-vous l'histoire ?
Vers 1657, Sébastien Vaillant, botaniste au jardin du Roi - l'actuel Jardin des Plantes de Paris -, reçoit un jour des plantes expédiées d'Amsterdam.
C'est alors chose fréquente que ces échanges entre botanistes du monde entier ;la terre était parcourue par des explorateurs, ces "chasseurs de plantes" dont la race n'est d'ailleurs pas éteinte, car chaque année apporte son lot de "nouveaux végétaux".
Parfois aventuriers et souvent hommes de science, ils révélaient au vieux pays d'Europe les richesses végétales d'Asie, d'Afrique ou du Nouveau Monde.
Donc, Vaillant ouvre son paquet et, entre autres trésors, y trouve un jeune plant de café, dont , il a déjà lu des descriptions.
Son collègue hollandais lui conseille, pour abriter cet arbuste habitué aux températures de l'Arabie, de construire une "petite maison de verre en hauteur".
Guy Fagon, le directeur du jardin, a l'éclair de génie et fait construire aussitôt de grandes serres aérées et chauffées pour accueillir tous les envois exotiques.
L'histoire retient d'ailleurs que le premier café produit en France fut consommé par Louis XIV et la Cour, à Versailles en 1664.
Et, dès lors les serres, prennent partout un départ foudroyant en Europe.
Elles ont une fonction semblable à celle des orangeries - celle de Versailles est célèbre - mais de simple abri, elles deviennent un instrument de travail perfectionné : chaleur, humidité, ombre et insolation peuvent être réglées à volonté.
Des chercheurs ont même découvert que les serres sont nées en Egypte, il y a près de 25 siècles, pour protéger les cultures fragiles d'une chaleur excessive et des très grosses différences de température hivernale.
Les Romains imitèrent les Egyptiens mais, comme ils ne possédaient pas le verre en feuilles, des plaques de mica ou de gypse en tenaient lieu.
Le XIXè siècle voit fleurir les jardins d'hiver, les petites serres portatives ou, au contraire, les géantes tel le Crystal Palace, qui, en Angleterre en 1855, abrita une exposition internationale !
Est-il utile de rappeler qu'une serre peut avoir cent usages passionnnants : préparation des semis, de jeunes boutures, abri des plantes fragiles, cultures à contre-saison ect ...
Et aussi l'hiver, lorsque la bise souffle, le jardinier peut travailler agréablement en disposant des systèmes automatiques d'arrosage, de ventilation ou de chauffage.
Ce qui n'est évidemment pas pour déplaire
aux amateurs de plantes et de jardins . (source : Almanach du pélerin")
Passez une belle semaine que vous soyez au travail ...
ou bien chez vous ...
ou dans votre jardin, si vous avez le bonheur d'en avoir un .
Par chez nous, nous commençons à apercevoir cette discrète violine qui se cache dans les herbes .
Avec bonheur, retrouvons-la dans l'Histoire ...
Dans l'Antiquité on vendait des violettes dans les rues d'Athènes et les Romains se parfumaient déjà de son essence.
Les Grecs voyaient en elle le symbole de la modération, de l'amour et fleur d'Aphrodite.
On l'utilisait couramment autrefois pour soigner les maux de tête, la mélancolie et l'insomnie .
En France, elle joua un rôle important au 19ème siècle : signe de ralliement des Bonapartistes ...
C'était la fleur préférée de la reine Victoria et de Napoléon Bonaparte. Pendant qu'il était en exil à l'île d' Elbe, ses partisans obligés de se cacher, en firent leur signe de ralliement.Lui-même cueillait les violettes qui poussaient sur la tombe de sa tendre Joséphine, pour les enfermer dans un médaillon que l'on retrouva plus tard sur son lit de mort.
La violette fut proscrite sous la Restauration, jusqu'au jour où Louis XVIII annonça : "J'amnistie aussi la violette."
La pensée est une hybride de la violette.
La violette se trouve rarement chez les fleuristes car, coupée, elle ne survit pas longtemps ...
Et pourtant dans les années 70,
il m'est souvenir des petites vendeuses
de bouquets de violettes dans les restaurants Lillois.
La violette et sa si jolie légende remplie d'émotion !
Il y a bien des lunes, avant que l'homme blanc n'envahisse la terre des Hommes Rouges, vivait un jeune guerrier qui était la fierté de sa tribu.
Il avait terrassé le Grand Héron qui détruisait les enfants et il avait ramené de la Montagne des Sorcières les racines qui guérissaient les maladies.
Un jour, il conduisit une bande de guerriers pour attaquer une autre tribu; dans une hutte du village ennemi, il vit une jeune fille si douce et si jolie qu'il eut aussitôt envie de l'emmener dans son wigwam.
Mais en raison du conflit entre les deux tribus, il ne put l'acheter avec des plumes de l'oiseau Wampum.
Aussi, après qu'il eut retourné victorieux dans son village, il n'arrêta plus de penser à cette jeune fille.
A moins qu'il ne puisse éclairer son wigwam avec l'éclat de ses yeux, il ne serait plus capable de mener au combat ses jeunes guerriers.
Enfin, il se décida à retourner dans le village ennemi, seul.
En se cachant dans les bois, il put regarder patiemment la jeune fille, dont les yeux avaient adouci son cœur.
Il chanta si souvent ses louanges, que les petits oiseaux apprirent le chant et l'emmenèrent avec eux dans leur vol, au-dessus des vallées et des plaines.
L'ours, le renard, le castor l'entendirent murmurer son nom dans son sommeil, "Violette", et pensèrent qu'une nouvelle fleur avait poussé dans les bois.
Avec l'aide des oiseaux chantants, il séduisit la jeune fille qui quitta sa hutte, il la prit et la porta vers les terrains de chasse de son peuple.
Mais hélas, un soupirant de la jeune fille les vit et donna l'alerte au village.
Les braves se mirent aussitôt à la poursuite de la fille et de son amoureux.
Ils les suivirent toute la nuit à travers les plaines et forêts, et les repérèrent à l'aube.
Là, ils se rendirent compte que la jeune fille avait enroulé ses cheveux autour du cou du guerrier, en signe d'amour.
Alors en rage, ils les tuèrent tous les deux et laissèrent leurs deux corps gisant dans le sous-bois.
Depuis, à cet endroit, ont poussé les premières violettes.
Et les vents et les oiseaux ont amené leurs graines partout sur la terre, permettant aux jolies violettes de se répandre partout.
Maintenant, lorsque le printemps revient,
les jeunes garçons et les jeunes filles peuvent admirer
la jolie petite fleur qui est porteuse d'amour éternel.
La violette de Parme dont on tire un parfum capiteux, bleu clair à fleurs doubles, est apparue à Toulouse au siècle dernier et est devenue l'emblème de cette ville.
Ô Toulouse ...
"La Mecque de la violette" ...
La ville rose a longtemps été violette en février-mars, lorsque 600 familles cueillaient ces fleurs doubles et capiteuses que l'on exportait jusqu'en Angleterre, avant que la modernité ne s'en mêle.
Aujourd'hui, la violette sort de l'oubli, progressivement, notamment dans les splendides serres de la ville classées comme monument historique.
(Une partie est dédiée à cette fleur en lien avec les collectionneurs des environs. Mais la violette n'y est pas que commémorée. A l'écart, une belle et énivrante culture est vouée à une expérimentation en partenariat avec un grand nom de la parfumerie française.)
Quelque soit la météo, chaque année , nous avons le plaisir de voir arriver aux mangeoires les mésanges bleues.
Hors cette année, surprise ...
En plus des mésanges bleues, des mésanges à longue-queue sont arrivées en nombre au jardin et c'est la première fois que nous avons pu les admirer .
Quelle vivacité autour des boules de graisse..
De suite clic photos ...
Désolée, les clichés ne sont pas nets car pris, rapidement à travers la vitre de cuisine (je craignais qu'elles ne s'envolent rapidement) mais je tenais à vous faire profiter du spectacle.
Pour se nourrir, cette acrobate se suspend la tête en bas aux branches et aux feuillages des arbres qu'elle explore d'une patte.
Sédentaire, la mésange à longue-queue fréquente les mangeoires en hiver.
Elle apprécie des petits morceaux de cacahuètes mais ne négligent pas les mélanges de graisse, graines diverses et petits fruits .
Pour vous le présenter, j'ai retrouvé ces lignes de Maurice Mességué extraites de son livre
"mon herbier de santé"
qui m'ont séduite et je voulais les partager avec vous . .
"Le chou !... Regardez-le bien, ce gros père en habit vert ou rouge dans les potagers couverts de neige des hivers précoces ! Il parait avoir la rondeur même de la Terre, ou les bajoues d'un gros bébé ...."
... très cultivé depuis des siècles, le chou a donné d'innombrables variétés régionales dont certaines sont même en voie de disparition, faute de cultivateurs.
Ce ""légume feuille" de la famille des crucifères comportait plus de quatre cent variétés.
Le chou est excellent pour la santé et se trouve être un bon légume d'arrière-saison et de l'hiver .
Ses qualités thérapeutiques le firent appeler "le médecin des pauvres" : la soupe au choux dispensait d'appeler l'homme de l'art.
Riche en antioxydants, le chou contient une essence sulfurée aux propriétés anti-inflammatoires.
Grâce à cela, il aide çà lutter contre les affections respiratoires (bronchite, enrouement, toux et rhume).
Dès les premiers signes de refroidissement, hachez des feuilles de chou cru, saupoudrez-les de sucre roux et laissez macérer 48 heures. Vous fabriquerez ainsi une sorte de sirop à prendre à raison d'une cuillère à soupe toutes les 4 heures.
Par la suite, grâce à la richesse de sa vitamine C, ce végétal vous remettra rapidement sur pied.
Fait d'Histoire ...
Depuis les Egyptiens le chou passe pour combattre l'ivresse et jusqu'à la Renaissance, on le conseillait aux grands buveurs ...
"Hé, mon ami, vous ne bûtes que trop
Par un si grand excès votre tête est pesante,
La voulez-vous guérir ? Au lieu d'un tel sirop
Il ne faut que jeûner et prendre sous la tente,
Un plat de choux bouillis,des mains d'une servante".
Au fait ... Le saviez-vous ?
Le chou a connu une évolution radicale due à la richesse en azote des terres cutivées à proximité des habitations.
Ce qui signifie, en décrytant le jargon des archéologues, que le chou a bénéficié des fosses septiques de nos ancêtres .
Mal aimé, injustement ...
Le chou n'a pas la faveur de nos assiettes. La cause ?
Ses effluves, aussi bien quand il cuit que lorsqu'il faut le manger !
Cela est dû à ses composés soufrés.
Pour éviter ce parfum désagréable, voici une recette de grand-mère : mettez un épais morceau de pain rassis dans l'eau de cuisson. Celui-ci absorbe les composés soufrés qui s'échappent du légume et neutralise son arôme particulier ...
Vous n'avez plus d'excuses pour ne pas profiter de ses bienfaits santé.
Si vous les cultivez et que les chenilles les attaquent, semez de la cendre sur les choux puis arrosez ou mieux, laissez faire la pluie : les bêtes mourront. ..... (conseil relevé dans le livre "Les savoir-faire oubliés ... Le jardin de mon grand'père" aux éditions de Crémille).
Les "roses des neiges" égayent toujours les jardins en cette saison à la météo tristounette...
C'est avec les yeux poétiques de l'écrivaine Colette
que je vous emmène aujourd'hui pour
rendre honneur à cette très jolie fleur hivernale.
L'ellébore ...
"Chez nous, et un peu partout, on l'appelle "rose de Noël.
Mais elle ne ressemble pas à la rose, pas même à la petite églantine émue et rougissante, sinon qu'elle a cinq pétales, comme tout le monde.
Un caillou, un brin d'herbe, une feuille tombée ont plus d'odeur qu'elle . Mais elle n' pas reçu la mission d'embaumer.
Que décembre vienne seulement, que les frimas nous couvrent, elle vous montrera ce qu'elle sait faire.
Une bonne grosse neige pas trop poudreuse, un peu lourde, et des nuits d'hiver où passe, précurseur, le souffle d'ouest, voilà qui convient à l'ellébore.
Dans le jardin de mon enfance, c'est à la fin décembre que j'allais, sûre de sa présence, lever les dalles de neige qui couvrent la rose d'hiver.
Promises, inattendues, précieuses, prosternées mais bien vivantes, les ellébores hivernent.
Tant que la neige les charge, elles restent fermées, ovoïdes, et sur l'extérieur de chaque pétale bombé une trace vaguement rosée semble seule indiquer qu'elles respirent.
Le robuste feuillage en étoile, la roideur des tiges, autant de caractères par lesquels toute la plante proclame sa persistance émouvante.
Cueillie, ses coquillages sensibles desserreront leurs joints à la tiédeur d'une chambre, délivrant la houppe des étamines jaunes heureuses de vivre et de diverger ...
Ellébore !
Lorsqu'on vous confie au fleuriste, son premier soin est de malmener vos pétales qu'il met à la renverse, de même qu'il attente à la tulipe, qu'il supplicie.
Derrière lui, je défais son travail d'effraction, et si je vous assure, chez moi, l'eau jusqu'à la gorge, la lumière jusqu'aux cils, vous pouvez dormir le reste de votre sommeil pudique, puis périr ainsi que l'a décidé la main humaine, alors que la chaude neige eût pu, ellébore, vous tenir encore en vie !".
Pour la petite histoire ...
En 1947, l'éditeur suisse Mermod proposa à Colette de lui envoyer régulièrement un bouquet de fleurs à chaque fois différentes ; Colette, en contrepartie, fera le "portrait" de l'une ou l'autre de ces fleurs.
Le résultat fut un petit recueil qui parut en 1948 sous le titre "Pour un herbier" à Lausanne chez Mermod, dans la collection "Le Bouquet".
A propos de l'ellébore (ou hellébore)...
Autrefois, on confectionnait un bouquet d'ellébores à l'approche de noël.
Composé de 12 boutons, il représentait les 12 mois de l'année :
les boutons qui s'ouvraient annonçaient les mois ensoleillés, les autres les mois pluvieux.
Mon "bon ... jour" avec ce petit compagnon de l'hiver ...
le rouge gorge
qui par ce froid, se rapproche des maisons ...
On l’appelle souvent .... "l’ami du jardinier ".
Petite boule de poils gris-brun, arborant de la face à la poitrine un beau rouge-orangé et son « gros » œil rond, le rouge-gorge fait parti de notre campagne et notre jardin ….
Sa silhouette rondelette et vive sautillant en quête de pitance nous ravit tous les jours et dès qu' il fait froid il se rapproche des maisons …
C’est pourquoi il apprécie les petites attentions à son égard et se fera le visiteur régulier de vos mangeoires garnies de matière grasse et de graines.
Le rouge-gorge est très vulnérable l’hiver et gonfle son plumage pour préserver sa chaleur corporelle .
A savoir :
En été, le rouge-gorge a toujours l'air de sortir d'un régime - quelle ligne !
Mais, quand il fait froid, il ressemble souvent à une petite boule toute ronde.
Ce n'est pas que le rouge-gorge mange plus en hiver, c'est qu'il gonfle ses plumes pour y garder l'air chaud.
En fait, sous son plumage, il ne cesse de maigrir au fil des semaines, car le vermisseau se fait rare entre décembre et mars.
Aussi il est bon de leur offrir de la graisse mêlée de graines ou, mieux encore, des vers de farine .
Un vrai régal pour lui !
Une légende rapporte qu’un soir de Noël, un rouge gorge malmené par le vent glacial demanda asile à un hêtre puis à un chêne qui le rabrouèrent.
C’est un sapin qui lui ouvrit ses branches et l’accueilli pour passer une nuit protégé du vent.
Lorsque vint le matin, le rouge gorge découvrit au pied de l’arbre un espace où la neige n’était pas tombée et où des vers de terre lui servirent de repas.
L’oiseau affamé se régala et en rougit et chanta de joie.
Quant au sapin, grâce à cette gentillesse, il obtint que son feuillage reste toujours vert.
Savez-vous que le rouge-gorge si charmant et si familier a été désigné en 1960 par les Britanniques comme l’oiseau le plus populaire.
Depuis, il est devenu un symbole national.
Son image est exploitée, en particulier, à l’époque des fêtes de fin d’année où vous le retrouvez sur bon nombre de cartes postales anglaises.
Voici un petit poème trouvé sur le net
et qui lui rend hommage ...
"Le rouge-gorge" ...
Si vous aimez jardiner Vous le connaissez Ce petit passereau Qui sautille à deux pas A l’affût du vermisseau Ou du moindre appât Fruits de vos travaux Voyez cet œil noir Rempli d’espoir La faim le rend hardi Du jardinier il est l’ami De son bec fin Il happe sa proie Il calme sa faim Il fait notre joie.
(signé M.W.)
Bonne journée à vous et au plaisir de vous retrouver tantôt .