Surprenant aromate ! ...
Publié le 8 Mai 2026
Beau week end par chez vous !

LE PERSIL et ses mystères ....
Retrouvons cette aromatique dont je vous avais vanté les bienfaits lors d'un précédent billet .
Aujourd'hui, je vous parlerai du persil dans l'Histoire .
Dans l'Antiquité, il était bien connu : on en tressait des couronnes pour les champions, et surtout on l'utilisait déjà comme diurétique.
De nombreux auteurs l'indiquent pour soulager les douleurs des reins et de la vessie.
Selon la légende, les chevaux de la déesse Junon broutaient quotidiennement du persil, et c'est pour cette raison qu'ils étaient d'une vigueur incroyable.
Très utilisé dans toutes les cuisines depuis des siècles,le persil était considéré chez les Grecs et les Romains, comme un aromate tout autant qu'une plante médicinale.
Il est dit que les conducteurs de chars grecs en donnaient à leur attelages et que cette nourriture avait pour but de les rendre plus rapides.
Mais les Grecs jonchaient aussi leurs tombes avec des tiges de persil et leur expression "avoir besoin de persil" signifiait le stade ultime après lequel "on mangeait les pissenlits par la racine".
Au Moyen âge, on le soupçonnait d'avoir maille à partir avec le diable, et cette plante bien innocente, était chère aux jeteurs de sorts ....
Et pourtant, cette aromatique figurait en bonne place dans les jardins et les monastères où les moines utilisaient ses racines pour traiter les maladies de foie et des reins, notamment la jaunisse et la goutte...
Chez la femme, cette "fine herbe" était réputée soulager les règles douloureuses. Broyées, ses feuilles étaient employées en cataplasme pour arrêter les montées de lait .
Dans de nombreuses régions, on recommande de semer le persil le Vendredi saint, à l'heure de la crucifixion, entre 14 et 15 heures, et surtout de ne jamais le transplanter.
Par chez nous, pour éviter que le persil ne monte en graines, on recommande de le semer le 15 août jour de l'Assomption.
Dans d' autres régions, on conseille de placer les graines sur une bible ouverte et de souffler dessus pour les semer. Cela hâterait une germination toujours un peu capricieuse, car il est dit que "le persil doit aller 9 (2 ou 3 ou 7) chez le diable avant de commencer à pousser".
Un dicton en Tarn et Garonne affirme qu'il faut avoir "bonne main" pour semer le persil.
Dans d'autres régions, on laisse le soin aux enfants de le semer, car il faut paraît-il une main innocente pour réussir le persil.
En Lorraine, des jardiniers affirment qu'il faut avoir de l'argent dans sa poche au moment du semis.
Et pour terminer, il est dit que quelques brins de persil jetés dans l'eau bénite apaisent les sens et chassent les mauvais sorts.

Incroyable comme cette aromatique qui paraît si anodine dans nos jardins ai pu susciter tant de divergences au long des temps...
Traditions, croyances ou superstitions ...
qu'en pensez-vous ?
Au plaisir de vous retrouver tantôt, les amis !
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