Tranche de vie campagnarde ...
Publié le 21 Avril 2025
Bonjour mes amis,
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J'espère que votre dimanche pascal vous a été agréable
et que vous en avez profité pleinement !

Vous avez aimé cette page il y a quelques années, aussi je me permets de la reposter pour vous qui ne la connaissez pas encore ...
Souvenirs ...
L'histoire que je partage avec vous ... me fait souvenir d'une poulette espiègle qui faisait avec les canards et les oies le bonheur de notre basse-cour d'antan et qui prenait un malin plaisir à fuguer dans le bois près de chez nous.
Elle revenait quelques temps après suivie de ses poussins, alors que l'on l'avions chercher bien longtemps en vain.
Il est arrivé que , certains jours, nous ne trouvions pas ses œufs , et par la suite nous en avons découvert onze dans le creux de la haie de troènes qui bordait le verger (pas tout frais je vous l'accorde) ...
Je vous le disais "espiègle" la poulette !

Jean-Claude Guillemet,
auteur de cette tranche de vie campagnarde qu'il nous conte,
aime la nature, il sait observer et ... raconter ...

"ROGETTE"
Au début, nous l'appelons Roger, croyant qu'il deviendrait un coq mais quand "il" a commencé à pondre, il a bien fallu nous rendre à l'évidence sur nos qualités de sexeurs ... et féminiser son nom.
Rogette était une poule naine, née dans une couveuse de ma fabrication puis élevée dans une poussinière au coin de la cheminée.
Elle a toujours cru que nous étions ses parents ; aussi a-t-elle toujours eu de drôles de manières pour une poule.
Voleter sur la table pour finir le repas de famille, tirer sur les lacets des visiteurs, inspecter les étagères de la maison comme les chats, elle avait même appris à nager sous les directives de ma fille mais là ce n'était pas volontaire et la fessée que la maîtresse nageuse avait reçue avait coupé court à la transformation en poule d'eau de Rogette.
Un matin, Rogette a disparu !
Après des recherches, des appels, des pleurs, nous l'avions retrouvée en train de couver dans la grange sur le haut d'un vieux buffet qui servait à stocker les revues.
Après la naissance de ses petits, elle était devenue une mère fort convenable, arpentant tout le jour le pré avec sa nichée, mais parfois la nostalgie de son enfance la reprenait et elle rentrait dans la maison laissant ses petits en bas des marches "pioupioutant" désespérément jusqu'à ce que son instinct de galine l'emporte sur celui de poule de maison.
Il y a toujours eu des Rogettes à la maison car sur les nichées qu'elle nous a produit, il y avait bien souvent un ou deux poussins qui étaient sa réplique mais plus sauvage car l'imprégnation humaine ne se transmet pas.
La vraie Rogette est morte, victime de sa confiance dans les humains.
Un imbécile a laissé divaguer son chien de chasse qui a dû la prendre pour une perdrix et malgré tous mes soins, sa petite âme de poule est partie rejoindre celle de Hollywood, Sirus, Pataplume ; toutes poules de compagnie qui sont parties une à une dans le ventre du renard ou des chiens errants parce que justement elles ne se prenaient pas pour des poules ...
(source : Almanach Rustica 1988")


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