Le printemps de "l'aubépine" ...
Publié le 7 Avril 2016


Un buisson d'aubépine en fleurs au printemps fait partie
des plus beaux spectacles de la campagne !
Ses petites fleurs blanches, parfois roses, très nombreuses attirent les abeilles
qui y trouvent du pollen et du nectar en abondance...

De la famille des rosacées, cet arbuste extrêmement robuste
(longévité de 500 ans, voire davantage)
est appelé de diverses façons selon les régions :
épine blanche, poire d'oiseau, senellier, bois de mai, bonne de nuit ...
Sans parler de son latin "crataegus", issu du grec, qui signifie "la force des chèvres" :
ces petits ruminants trouveraient en effet dans cette nourriture de bord de chemin,
une vigueur bénéfique.

Les branches comportent de solides épines acérées.
Les fleurs à 5 pétales s'épanouissent en petits bouquets.
Leur parfum entêtant rappelle l'odeur de l'amande amère mais il ne résiste pas à la cueillette.
Les fruits sont des baies rouges charnues et persistantes qui fournissent,
l'hiver, un mets de choix aux oiseaux de passage.
L'aubépine est souvent utilisée en bocage pour clôturer des pâturages,
car cet arbre cantonne le bétail grâce à ses rameaux épineux.
En infusion, les fleurs d'aubépine sont un excellent antidote
contre l'anxiété et les troubles du sommeil.
Elles sont également réputées pour leurs effets tonifiants
sur le cœur et le système cardio-vasculaire.
(propriétés découvertes à la fin du XIX è siècle)

Aubépine rose
Pour l'histoire ...
L'aubépine épineuse a été célébrée par Ronsard dans ses fameuses "Odes",
elle faisait office jadis d'arbre de protection.
bel aubépin, fleurissant,
Verdissant
Le long de ce beau rivage,
Tu es vêtu jusqu'au bas
Des longs bras
D'une lambruche sauvage.
Deux camps de rouges fourmis
Se sont mis
En garnison sous ta souche.
Dans les pertuis de ton tronc
Tout du long
Les avettes ont leur couche.
Le chantre rossignolet
Nouvelet,
Courtisant sa bien-aimée,
Pour ses amours alléger
Vient loger
Tous les ans en ta ramée.
Sur ta cime il fait son nid
Tout uni
De mousse et de fine soie,
Où ses petits écloront,
Qui seront
De mes mains la douce proie.
Or vis gentil aubépin,
Vis sans fin,
Vis sans que jamais tonnerre,
Ou la cognée, ou les vents,
Ou les temps
Te puissent ruer par terre.
Pierre de Ronsard (1524-1585)

A demain mes amis !
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