•  Jardin en automne ..

     Jardin en automne ..

     

     Je vous le souhaite le plus agréable possible, mes amis ! ...

    avec ... 

     Jardin en automne ..

    Tiré des "quatre saisons" de Michel le Jardinier, un amoureux de la nature !

    L'AUTOMNE

     

    L'automne arrive avec ses cheveux roux et sa frimousse constellée de taches de rousseur.

    Petite fille en tablier à carreaux bleus, arrête-toi  ...

    car c'est la plus belle et la plus riche des saisons.

     

    Apollinaire disait  que c'était "sa saison mentale",

    mais pour moi c'est avant tout l'automne du jardinier.

     

    Le chapeau de paille relevé en arrière, on le voit penché sur les plates-bandes, les massifs fleuris et les planches du potager où s'arrondissent presque à vue d'œil potirons, citrouilles et giraumonts comme autant de ponctuations entre les rangs de cornets d'Anjou ou de Bordeaux.

    Les verges d'or, en s'ouvrant, nous rendent un peu du soleil de l'été, les chrysanthèmes se font la tête et les amarantes ont des éclats cuivrés.

    La grappe déjà ronde et sucrée se cache encore sous les feuilles, alors que les fleurs fanées s'envolent dans un cliquetis de sécateur.

     

    Oubliez les jardins de la fleur de l'âge d'or où la coquette primevère rivalisait avec l'aubépine blanche, les centaurées à l'œil bleu comme un ciel de juillet et les roses colorant le jardin aux aurores triomphantes.

    On dit que septembre est le mai de l'automne.

    C'est bientôt le temps des dernières hirondelles, du vol criard des oies sauvages étouffé par de gros nuages gris, des remords aussi :  avons-nous assez fait pour le jardin ?

    Tout est prêt pourtant mais rien n'est achevé. C'est à se demander s'il existe une saison où le jardinier n'est pas en retard !

    L'automne, c'est aussi celui de la vie qui passe, des moustaches qui prennent des couleurs de première gelée blanche...

    Dans la légère brume du matin, la bêche met plus de temps à retourner la terre.

    On sème sur des rangs et non plus à la volée mâches et fleurs rustiques, les pots de terre cuite sont alignés en rang d'oignon près de la serre, prêts à reprendre du service.

     

    Le jardinier, lui-même se gratte la tête "pour réfléchir", dit-il.

    La grive, déjà saoule de raisin mûr, remplit l'air de sa musique de cuivre et de bronze, le lichen doré des pierres du muret perd de son éclat alors qu'un volubilis triomphant ouvre ses trompettes mauves pour annoncer un nouveau jardin, un nouveau départ.

    Nostalgie ? L'automne n'est pas la saison des regrets, c'est une prote ouverte sur un nouveau printemps.

    Coup de blues ? Non, et le jardinier incorrigible rêveur, contemple le massif d'asters fleuris en pensant que c'est une pluie d'étoiles tombées du ciel dans son jardin.

    L'automne, c'est aussi cela.

      

     Jardin en automne ..

     Jardin en automne .. 


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  •  Drôles de "bêbêtes" ...

     Coucou à tous,

    Durant cet été, de drôles de bêbêtes nous ont côtoyés au jardin ...

     

    Je vous les laisse découvrir...

     

     

     

     

     

    Drôles de "bêbêtes" ...

     

    Drôles de "bêbêtes" ...

     

     

    Drôles de "bêbêtes" ...

     

    peut-être les reconnaissez-vous ? 

    Drôles de "bêbêtes" ...

    Mon aminaute "cigalette"

     (http://preauxsourcebis.eklablog.com/le-petit-rouquin-a131783420)

    a gentiment énuméré les noms de toutes ces petites bêbêtes ...

    Vous pouvez les retrouver sur son com laissé sur cette page !

    Grand merci Cigalette !

     


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  • Conte du chêne ...

    Un petit conte pour ceux qui aime la nature et

    qui plaira certainement aux enfants ...

     

    Belle journée à tous ! 

     

    conte du chêne

     

    Conte du chêne ...

    Il était une fois...

    Un beau chêne si grand et si robuste, qu'il faisait l'admiration de toute la forêt.

     

    Bruno l'écureuil y avait établi son refuge qu'il bourrait de

    glands provenant de l'arbre majestueux.

     

    Sur la plus haute branche, Madame Rossignol avait dressé fièrement son nid.

     

    Et entre les racines énormes, gîtait Pomponet le lapin.

     

    En résumé, tous y trouvaient un logis confortable.

     

    Mais hélas, ce beau chêne était aussi convoité par des bûcherons.

    Ceux-ci étaient venus s'installer depuis peu dans le bois

    afin de commencer leurs travaux d'abattage.

    C'est ainsi qu'un beau jour, munis de leurs haches et scies, arrivèrent deux solides gaillards.

     

    Ils cernèrent le vieux chêne et se mirent à le marteler de leur cognée.

    L'arbre gémissait sous la douleur qu'on lui infligeait.

    Mais que pouvait-il faire, le malheureux ?

    Il saignait sa sève un peu de partout et il sentait, impuissant,

    qu'il ne résisterait pas longtemps...

     

    Réunissant ses dernières forces, il fit frémir branches et feuilles en un ultime appel de pitié.

     

    Ses amis Pomponet et Bruno folâtraient non loin de là.

     

    Ils entendirent l'appel de leur ami et accoururent à toute vitesse.

    - Hô ! s'écrièrent-ils en chœur devant l'affreux spectacle.

     

    Mais que faire ? Comment débarrasser leur ami de ces intrus malveillants ?

    Tout à coup, Bruno eut une idée.

    S'adressant à son compagnon, il lui dit :

    - File à ton terrier sous les racines ! Hurle et grogne de toutes tes forces, sans te faire voir !

    Sans chercher à comprendre, le lapin obéit.

     

    Profitant de quelques minutes de pause des bûcherons, il s'engouffra dans son refuge. -

     

    Ah, mes amis, dit l'arbre dans un soupir,

    il va vous falloir trouver un autre logis car je vais mourir...

     

    - Allons, ne dis pas de bêtises, lui répondit Pomponet.

    Nous allons t'aider. Et puis, nous ferais-tu douter du proverbe : " Solide comme un chêne " ?

    Allez, un peu de patience...

     

    conte du chêne

     

    - Bon, s'exclamèrent les bûcherons, au travail !

    Ils s'avancèrent en direction du vieux chêne, déjà très mal en point.

     

    Mais, à peine eurent-ils saisi leur cognée, que Pomponet exécuta les consignes.

    - Houuu ! Hou... ! Grrrrrr... ! Et grrrrrrrr... ! grogna le lapin.

    Au même instant, Bruno se mit à bondir de toutes ses forces,

    de branche en branche, surtout sur les plus garnies.

    Les glands se mirent aussitôt à pleuvoir sur les intrus.

     

    Les deux hommes, jetant des regards effarés de tous côtés,

    se mirent à courir, à courir... laissant là leurs outils.

     

    - Merci mes bons amis ! dit le vieux chêne à l'adresse de Bruno et Pomponet.

    Vous m'avez sauvé la vie.

    - Bah ! Ce n'est rien, répondirent ceux-ci.

     

    De toute façon, tu t'en serais bien tiré tout seul !

    Tu es si énorme que ces deux bûcherons auraient bien fini par abandonner.

     

    Ensemble, ils se mirent à panser les blessures du vieux chêne

    avec de la terre et des feuilles séchées.

     

    L'arbre, pour les remercier, écarta largement ses racines

    afin d'agrandir le terrier de Pomponet.

     

    Et il promit de donner, l'an prochain, encore plus de glands pour son ami Bruno.

     

    Conte du Québec

    conte du chêne

    Conte du chêne ...


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  •  

    Pas que pour les dents ..."Le dentifrice".

     Des petits "trucs" bien pratiques pour débuter cette semaine ...

    que je vous souhaite bien agréable, mes amis !

     

    Saviez-vous que le dentifrice  est un produit "miracle" pour la maison

    grâce à ses agents abrasifs et microbiens, il est efficace pour toutes sortes de choses  ...

    Pas que pour les dents ..."Le dentifrice".

     Boucher les trous ...

    Pour obstruer rapidement un trou dans un mur avec les moyens du bord, comblez-le de pâte dentifrice. Lissez.  Laissez sécher, puis appliquez avec un petit pinceau la même couleur que celle utilisée pour le reste du mur.

     

    Bijoux fantaisie ...

    Souvent faits d'alliage de faible qualité, les bijoux fantaisie noircissent rapidement.

    Pour leur redonner l'éclat qu'ils avaient à l'origine, procédez à un simple nettoyage à l'aide d'une brosse à dents et de dentifrice.

    Passez bien sur tous les reliefs, rincez, essuyez :  vos bijoux seront comme neufs.

    Vous procéderez de la même manière pour briquer l'argenterie.

     

    Ongles impeccables :

    Vous avez jardiné ou bricolé et vos ongles restent noirs, même après avoir lavé vos mains .

    Prenez un peu de dentifrice, appliquez-le sur vos ongles.

    Frottez avec une vieille brosse à dents. Rincez, ils sont nickel.

     

    N'hésitez pas à sortir votre dentifrice de la salle de bain pour ...

    Estomper les rayures sur le cuir, nettoyer la semelle du fer à repasser ou le joint d'étanchéité du réfrigérateur,

    éliminer des auréoles sur le bois, ou nettoyer les touches du piano ...

    Etalez une noisette de dentifrice, frottez avec un chiffon doux puis

    retirez l'excédent avec un chiffon humide. Séchez. Lustrez.

     

    Rétroviseurs et phares, masques de bricolage, de ski ou de plongée.

    Pour éviter la buée, étalez du dentifrice sur le verre des masques

    ou le miroir du rétro, puis essuyez. 

    Pas que pour les dents ..."Le dentifrice". 

    Un petit clin d'œil à cette "vieille" brosse à dents ...

    Ne la jetez pas !

    Comme l'on dit "çà peut servir" ... la preuve ...

     

    Vous pouvez vous en servir par exemple pour 

    - gratter la boue sur vos chaussures ...

    - enduire vos chaussures de cirage ...

    - enlever la poussière et les cheveux de votre sèche-cheveux ...

    - nettoyer votre râpe à fromage.

    - enlever la poussière de vos cactées.

    - nettoyer le clavier de votre ordinateur...

    je suis sûre que vous avez découvert d'autres utilisations, partagez-les avec nous !

     

      coup d'cœur du jour ...

    avec cette citation façon "humour" .... 

    Pas que pour les dents ..."Le dentifrice".

     

                                  (retrouvez cette gravure sur  : http://lytchie.canalblog.com/profile/280742/index.html ...)

     

    Bonne semaine à tous !

     


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  • Le brame ...

    Le brame ...

     

    Avec l'arrivée des premiers froids matinaux de septembre,

    un spectacle, en forêt, s'offre aux yeux des promeneurs ...

    celui du cerf qui émet ses différents brames.

     

    Ces cris, en fonction du moment, le positionnent vis-à-vis des autres mâles

    et ils signalent son omniprésence à ses biches.

     

    Selon une étude menée en Angleterre,

    c'est le brame qui déclencherait l'ovulation chez la femelle.

     

    Le brame ...

     

    Le brame de présence : court et bref, il n'est en fait qu'un rot grave et rauque.

     

    Le brame de langueur : c'est une long meuglement, isolé et mélancolique.

     

    Le brame de défi :  c'est un long cri élevé de provocation.

     

    Le brame de poursuite : cri saccadé émis lorsque le cerf court derrière une biche.

     

    Le brame de triomphe : c'est le cri rauque et fort du vainqueur après un combat.

     

     Regardez .... écoutez  ... Appréciez ! 

     

     

     

    Le cerf "roi de la forêt" dit-on ...

    Certes ... mais à l'origine, c'est un animal d'espaces verts qui a été forcé, sous la pression de l'homme, à se réfugier en milieu forestier.

    S'il a fini par s'y acclimater, il préfère un lieu plus dégagé et plus riche en nourriture !

     

    Le brame ...

     

    Coup d'coeur du jour pour cette ...

     

    Histoire naturelle de Jules Renard ...

     

    Le cerf ...

    J'entrai  au bois par un bout de l'allée, comme il arrivait par l'autre bout.

    Je crus d'abord qu'une personne étrangère s'avançait avec une plante sur la tête.

    Puis je distinguai le petit arbre nain, aux branches écartées et sans feuilles.

    Enfin le cerf apparut net et nous nous arrêtâmes tous deux.

    Je lui dis :

    - Approche. Ne crains rien. Si j'ai un fusil, c'est par contenance, pour imiter les hommes qui se prennent au sérieux. Je ne m'en sers jamais et je laisse ses cartouches dans leur tiroir.

    Le cerf écoutait et flairait mes paroles.

    Dès que je me tus, il n'hésita point : ses jambes remuèrent comme des tiges qu'un souffle d'air croise et décroise.

    Il s'enfuit.

    - Quel dommage  lui criai-je. Je rêvais déjà que nous faisions route ensemble.

    Moi, je t'offrais, de ma main, les herbes que tu aimes,

    et toi, d'un pas de promenade, tu portais mon fusil couché sur ta ramure .

     

    Le brame ... 

     

     


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