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                                                          Ces pages pour vous  ....Je vous souhaite un agréable week end "parfumé" avec ...

    Parfum "muguet" ...

     

           Le muguet est depuis longtemps un emblème du renouveau au début du mois de mai qui,

    depuis l'époque romaine, a toujours été considéré comme celui

    du réveil de la nature après un long sommeil.

     

    Jadis, au 1er Mai, les jeunes filles s'en allaient au bal du muguet fêter l'arrivée des beaux jours,

    le corsage garni d'un brin fleuri.

     

    Synonyme de souhait de bonheur,

    mais aussi célébration de la fête du travail,

    le muguet du 1er Mai associe ses  ravissantes clochettes blanches

     à son  parfum suave, légèrement musqué.

    Parfum "muguet" ... 

     Dans bon nombre de régions d'Europe où il pousse "à la sauvage" le muguet est protégé.

     

      Il pousse fréquemment au pied des grands arbres mais n'aime pas les résineux

    (aussi, on n'a aucune chance d'en voir pousser sous les sapins).

     

    Dans le jardin, d'ordinaire, ses fleurs commencent à s'ouvrir dès le mois d'avril

    et sa floraison dure jusqu'en Juin où il se pare de baies rouges.

     

     Chaque tige (un brin) compte 2 à 3 feuilles larges et ovales et 

    comprend 4 à 9 clochettes ... parfois 13 mais c'est l'exception.

     

    On le met à l'honneur dans la maison mais il ne tient malheureusement

    que quelques jours en vase et son parfum est encore plus éphémère.

     

    Dans vos compositions, associés à d'autres fleurs comme la jacinthe des bois,

    pensez à faire des trous avec une aiguille à tricoter

    dans de la mousse de fleuriste humide avant d'y insérer vos brins de muguet.

     

    Parfum "muguet" ...

     

    Pour vous,

    ce portrait du "muguet"  par l'auteur "Colette" dans son petit recueil datant de 1948...

     "Pour un herbier" ...

     

    Plus qu'une coquetterie, mieux qu'une superstition, presque une religion,

    le muguet se fête le 1er Mai.

    Son culte porte à l'effervescence la population d'une capitale, s'éteint au-delà de sa banlieue.

    Plus loin, la province respire avec calme le parfum acidulé de la petite fleur que le Midi ignore :

    "Qu'ès aco, muguet ?" s'enquérait la gardienne de ma parcelle provençale, à St Tropez.

    Mais venez voir, le premier jour de Mai, les rues de Paris, l'assaut des fleuristes,

    le "brin" à vingt francs,  la  botte à mille francs,

    voyez les boutonnières des hommes, les ceintures fleuries des femmes,

    innombrables témoignages d'une croyance au "porte-bonheur" !

    ...

    Nous revenions au jour tombant par Saint-Léger, par Les Mesnuls,

    par Montfort-L'amaury,  par Neauphle.

    Jusqu'à Versailles, des enfants jalonnaient la route, brandissant à pleins poings,

    la botte de muguet, la jacinthe, l'anémone sylvie, les sceaux- de-Salomon, la sauge bleue,

    le lierre terrestre, la véronique qui perd ses yeux d'azur dès qu'on la cueille,

    la ravenelle jaune arrachée au vieux mur, et l'ornithogale, dite

    dame-d'onze-heures, qui se referme si un nuage passe sur le soleil...

    Mais nous ne nous arrêtions plus, et la voiture emportait avec nous

    le parfum de la fleur altérée et fourbue, la somme de plaisir un peu excédé

    et de fatigue qui récompense, en Mai, une journée vouée à la forêt encore tendre et

    à la fleur de muguet.

                                                         Ces pages pour vous  ....   

    Je vous retrouverai lundi mes amis !

    Parfum "muguet" ...


    30 commentaires
  •  En attendant le 1er Mai ...

     

     C'est bientôt ... le premier Mai ...

     

    De l'humour ...

     Je l'ai apprécié dans cette page découverte de...

    l'almanach "Vermot" de 1999..

     

    C'est bientôt ... le premier Mai ...

     

     Comme quoi, l'humour est de tout temps !

    Qu'en pensez-vous ?

     

    C'est bientôt ... le premier Mai ...


    27 commentaires
  •  

    Le genêt ...

    Belle journée à tous !

     

    Lors de vos promenades vous l'avez probablement remarqué

    au bord des routes ou dans les clairières ...

    Ce bel arbuste qui se pare au printemps de splendides fleurs jaune d'or

    "fleurs d'or" très parfumées.

     

    Le genêt

     

    Le genêt ...

     

    Ses fleurs ressemblent à une lèvre, elles ont portées par de longues tiges ...

    Les minuscules feuilles sont douces au toucher.

    Le fruit est une gousse noire et velue qui libère des graines à maturité, éclatant avec un bruit sec.

     

    Ses grandes fleurs jaunes ressemblent un peu à celles de l' ajonc,

    mais contrairement à l' ajonc, le genêt n'a pas de piquants ! 

     

    Les fleurs ne tiennent pas très longtemps en vase

    et leur durée de vie dans la nature n'excède guère deux mois.

     

    Le genêt ...

     

    Unique en son genre, le genêt "à balais" contient de la spartéine

    qui rend inoffensives les morsures de vipères.

    Cette propriétés fut découverte grâce à l'observation des brebis qui broutaient cet arbuste,

    sans jamais être affectées par le venin.

     

    Le genêt était l'emblème des princes d'Anjou,

    appelés pour cette raison "les Plantagenêts"

     

    Jadis, ce genêt, comme son nom l'indique, servait à fabriquer des balais dans l'Ouest de la France.

    (Selon Prosper Mérimée « si les  sorcières ne pouvaient pas monter sur un balai de bouleau,

    il n'y avait rien de plus facile que de monter sur un balai de genêt et aller au bout du monde »).

     

    On utilisait par ailleurs les sommités de la plante pour parfumer la bière.

     

    Aujourd'hui, la plante entière est surtout utilisée pour ses propriétés diurétiques et digestives.

    Comme l'aubépine, dont je vous avais parlé récemment,

    elle exerce également une action bénéfique pour le cœur.

     

    Le genêt ... 

     

    Quant aux boutons floraux, ils sont cueillis en avril-mai, mis à macérer dans du sel et du vinaigre,

    puis consommés en guise de câpres.

     

    Je vous ai parlé du genêt à balais mais les genêts comportent une cinquantaine d'espèces

    dont "le genêt d'Espagne", "le genêt ananas" .....

    Les genêts se prêtent bien à la culture au jardin.

    Le genêt ... 

     


    23 commentaires
  • chevaux 

     

     Bonne journée à Tous ! 

                                                                                                                            "Je suis protégé contre les mouches" ...

     

     Savez-vous, mes amis,

     que vous parlez tous les jours,

     comme les cavaliers et les cochers d'autrefois ....

     bien souvent s'en vous en douter !

     

     Lisez ces définitions et parlez-en autour de vous ...

     vous allez surprendre plus d'un !

     

     

     

     - "une fièvre de cheval" ... est une fièvre violente qui met hors d'état de s'activer ...

    Pourquoi ? Sans doute parce que autrefois,

    les chevaux n'étaient pas mis au travail uniquement en cas de forte fièvre.

     

     - "tomber dans un traquenard" ... c'est tomber dans un piège...

    mais le traquenard est d'abord un mauvais trot du cheval, où il secoue son cavalier

    et il le met en mauvaise situation ... dans une sorte de piège !

     

     - "postillonner" ...c'est crachoter sans contrôle...

    autrefois, c'était envoyer quatre, six ou huit chevaux au devant des diligences,

    pour changer les attelages.

    Ils allaient un peu en désordre :  

    car un seul  postillon les conduisait, qui avait du mal à les contrôler !

     

     - "une guimbarde" ... était une charrette bruyante et peu confortable ! ...

    c'est pourquoi, quand il n'y a plus eu de charrettes attelées,

    on a continué à appeler "guimbarde" une vieille auto "ferraillante".

     

     - "enfourcher son cheval de bataille" ... signifie que l'on se lance dans une action

    ou une discussion, dont on est spécialiste...

    parce que, autrefois, le chevalier enfourchait son cheval de bataille,

    seulement au moment du combat, qui était sa spécialité.

     

     - "une bricole" ... est une courroie, placée sur le poitrail du cheval,

    pour lui faire tirer une charge ou une voiturette :

    elle est toute petite à côté de l'imposant collier d'attelage ! ...

    voilà pourquoi, une bricole est un petit rien, pas grand'chose.

     

     - "piaffer d'impatience" ... c'est trépigner : mais en agissant comme un cheval ! ....

    car le "piaffer" est l'allure du cheval qui trotte sur place.

     

     - "avoir des oeillères" ... c'est manquer de largeur de vue,

    ne pas voir plus loin que le bout de son nez ....

    c'est être comme le cheval, à qui l'on fait porter des oeillères :

    des plaques de cuir, sur le côté des yeux, pour l'obliger à regarder seulement devant lui.

     

     - "une porte cochère" ... est une grand porte d'immeuble, à deux battants ... 

    parce que, autrefois, elle était assez large

    pour laisser passer les coches :  les grosses voitures attelées.

     

     - "donner un coup de collier" ... c'est faire un gros effort bref ...

    comme le cheval attelé, qui force sur son collier,

    le temps d'ébranler une lourde charge ou de franchir un mauvais passage.

     

     Voilà ! Si vous aussi ...

    vous connaissez de telles définitions ...

    surtout n'hésitez pas à m'en faire part .

    Ah ! ces chevaux ...

    A Demain !


    26 commentaires
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    "Hirondelle rustique" ...Bonjour mes amis,

     

     

     

     

     

    C'est sous un temps "hivernal" en ce printemps,

    alors que nous avions un superbe soleil la semaine passée,,

    que je viens vous souhaiter, malgré cette froidure, 

    une bonne journée en compagnie d'un oiseau que

    j'affectionne depuis ma plus tendre enfance ...

     

    hirondelle

     

     Ce gracieux petit oiseau doit probablement son nom à son affection

    pour les bonnes vieilles granges de bois qu'on trouvait jadis dans bien des fermes,

    où il était libre d'entrer et de sortir aisément par les portes ouvertes, les crevasses d'un mur, etc.


      Les hirondelles, sociables de nature,

    s'attroupent souvent en grandes volées de différentes espèces. 

     

    Elles passent une grande partie de leur temps dans les airs,

    de sorte qu'elles capturent leurs proies en plein vol surtout.

    Tantôt planant, tantôt agitant vivement leurs ailes,

    les hirondelles savent virer avec la promptitude de l'éclair, monter, descendre, raser le sol,

    glisser à la surface de l'eau ou s'y plonger sans interrompre leur vol.


    La vitesse de vol d'une hirondelle est de 60 km/h,

    mais en chasse, elle peut atteindre les 100 km/h.

     

    Dans les régions rurales, on est habitué a les voir suivre l'agriculteur au labour,

    et à attraper les insectes qu'il dérange sur son passage.

     

     hirondelle

     

    Mâle et femelle bâtissent ensemble le nid, et il leur faut parfois à eux deux,

    huit jours entiers de 14 heures pour l'achever.

     

    Le nid est généralement fait de boue mêlée de paille d'herbe ou de crin de cheval,

    et il est cimenté à la surface verticale de vieilles poutres et de vieux chevrons.

     

    Lorsqu'il est placé sur une surface horizontale ou dans une crevasse,

    il n'a pas besoin d'être cimenté.

    hirondelle

    Je me souviens ...

    Dans la cuisine chez mon grand-père il y avait un nid d'hirondelles

    que celui-ci ne détruisait jamais

    et chaque année nous avions le bonheur de voir revenir, fidèles,

    "papa et maman hirondelle" comme nous les appelions étant enfants.hirondelle  Quand elles n'ont pas de petits, les hirondelles se reposent,

    se nourrissent d'insectes, construisent leurs nids, couvent.

         

        Les hirondelles font 2 à 3 nichées de 5 ou 6 oeufs par an

    qui seront couvés pendant environ 15 jours par les parents alternativement.

          

      Les parents nourrissent leurs oisillons chacun à leur tour et pour cela,

    ils attrapent en plein vol les insectes, les ramènent au nid et repartent.

         

       Pour savoir si il y a des petits dans les nids, il faut regarder en dessous :

    si il y a des fientes, il y a des petits.

          

    Quand les oisillons sont suffisamment grands, les adultes ne leur donnent plus à manger,

    « mettent la pagaille » dans le nid et les accompagnent sur un fil (sauf le petit qui reste).

     Le soir, ils les ramènent au nid.

     Ils font cela jusqu'à ce que les oisillons soient capables de voler et de se débrouiller seuls.

     

    (photos de cette page trouvées sur le net (merci à leurs auteurs) 

    "Hirondelle rustique" ...

    Appréciez, mes amis, cette jolie poésie écrite par  Charles Grandmougin en 1892.

     

    L'hirondelle

     

    Sous le vieux pont, les hirondelles
    Deux fois l'an bâtissent leurs nids ;
    Le bonheur nous les rend fidèles,
    Elles passent, oiseaux bénis,
    Respectés par nos mains cruelles.

    On aime à vous suivre des yeux,
    Chasseresses de noir vêtues ;
    Vos larges becs laborieux
    S'ouvrent, et vos ailes pointues
    Touchent la terre ou vont aux cieux !

    Que de sveltesse et d'harmonie
    Dans la courbe de vos essors,
    Quand vous filez, ivres de vie,
    Comme des flèches, sans efforts,
    Avec une grâce infinie !

    Les moucherons, danseurs légers,
    Formant en l'air de fins nuages,
    Valsent, ignorant les dangers ;
    Mais dans vos becs prompts et sauvages,
    Leurs bals d'un moment sont plongés.

    Vos petits, dont la faim s'aiguise,
    Ne savent pas voler encor ;
    Dans leur nid, sous la voûte grise
    Où l'eau jette ses reflets d'or,
    Ils attendent, bec à la brise.

    Tantôt par les grands jours brillants,
    Vous planez, essaims circulaires,
    Pleins de caprices ondulants,
    Et l'on voit briller, taches claires,
    Vos jolis petits ventres blancs ;

    Tantôt, sûr présage de pluie,
    Chantant haut, vous rasez le sol
    Où l'insecte se réfugie,
    Et vous frôlez dans votre vol
    Les blancheurs de la route unie.

    Que de coups d'aile et de travaux,
    Petites mères hirondelles !
    Que de soucis toujours nouveaux !
    Et combien vous semblez cruelles
    Aux mouches des airs et des eaux !

    Mais quand septembre aux nuits voilées,
    Mêlant du froid à ses douceurs,
    Embrume forêts et vallées,
    Pour émigrer avec vos sœurs,
    Vous êtes bien vite assemblées.

    Tristement nous irons vous voir
    Vous grouper sur la vieille église
    Au sommet doré par le soir,
    Quand le rouge soleil s'enlise
    Derrière un coteau déjà noir.

    Le vieux pont de pierre, hirondelles,
    Sera veuf de vos joyeux cris.
    Et jusques aux feuilles nouvelles
    N'aura, sous sa voûte aux tons gris,
    Que le bruit des eaux éternelles !"


    "Hirondelle rustique" ...

     

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